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Stop and go

Publié le 24 sept 07 à 12:22 | Catégorie : Création D’Entreprise | 21 commentaires

Assedic Vous aurez probablement remarqué que j’utilise maintenant des titres en anglais quand je parle de l’ASSEDIC. Cet article ne déroge pas à la règle. J’avais en effet rendez-vous ce matin à l’agence en charge de mon matricule dossier.

Une convocation en bonne et due forme adressée deux semaines auparavant m’avait fait part de leur souhait de me rencontrer à nouveau afin de faire le point sur les engagements que j’avais pris et les démarches que j’avais effectuées en vue de mon reclassement.

Après tout, pourquoi pas ? Cela faisait presque un an que je n’avais pas eu l’occasion de m’entretenir avec un conseiller. Mais j’avais quand même du mal à percevoir l’intérêt de ce rendez-vous puisque je ne touche pas les indemnités chômages. Peut-être avaient-ils une bonne nouvelle à m’annoncer ?

L’accueil a été comme à chaque fois : exemplaire. L’hôtesse vous fournit un numéro d’attente (oui, comme à la boucherie) et il ne reste plus qu’à patienter pour connaître le numéro de la porte à ouvrir (derrière laquelle se cache un conseiller). On a un peu l’impression de jouer à la loterie : attention madame, le numéro 7 ! Et oui, c’est vous. Bonne chance.

Et quand je parle de loterie, je pèse mes mots. Je ne pense pas que mon conseiller ait jamais fait Top Gun. Et il y a peu de chance qu’il aille à Miramar un jour. A vrai dire, en sortant de cet entretien, je me suis dit qu’il devait s’agir en fait d’un chômeur qui un mois auparavant s’était vu proposer un poste à l’ASSEDIC.

L’objectif de ce rendez-vous était vraisemblablement de mettre à jour mon profil dans leur base de données. Mais lorsque j’ai commencé à expliquer ce que je faisais (travaille à la mise au point d’un service Internet) et quelles démarches je comptais entreprendre (par exemple rencontrer un incubateur), j’ai senti mon conseiller comme absent. Et comme il ne voulait ni avouer qu’il n’y comprenait rien, ni même me demander des explications, il s’est finalement résolu à me tendre un formulaire et un crayon et à me demander de le remplir moi-même.

Très clairement - et c’est là la seule véritable information à retenir de ce pamphlet - l’ASSEDIC a beaucoup de mal à gérer les créateurs d’entreprises. Les entrepreneurs sont très difficiles à caser dans ces formulaires résoluments axés sur la recherche d’emploi.

J’ai donc renseigné par moi-même deux cases : les obstacles à surmonter avant de créer mon entreprise ainsi que les étapes à accomplir en vue de notre prochain rendez-vous prévu dans… 240 jours. J’ai profité de cet entretien pour demander ce qui avait motivé la décision de ne pas me verser d’indemnités chômage lors de la réévaluation de mon dossier. Mais visiblement dépassé par les événements, mon conseiller a sorti de son tiroir un prospectus et m’a souligné le numéro de téléphone du standard en me disant : appelez-le, un conseiller pourra peut-être vous répondre.

L’entretien aura duré moins d’une dizaine de minutes. Je suis sûr que vous comprenez maintenant l’origine du titre de cet article. Je vous prie d’ailleurs de bien vouloir m’excuser pour son ton légèrement satirique, mais je n’ai pas pu m’en empêcher. La vie d’entrepreneur n’est pas simple tous les jours, alors quand en plus on rencontre ce genre de scénario, il vaut mieux prendre ça du bon côté…

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A savoir

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20 commentaires à propos de “Stop and go” :

  1. La France, ce grand pays du n’importe quoi, de l’incompétence et du “j’en ai rien à foutre”….
    Ce pays est voué à l’échec !
    La rédaction de cet article a nécessité 59 minutes….pfff, l’assedic ne mérite même pas qu’on parle d’elle pendant si longtemps !

    En tout cas BRAVO pour ton Blog /Site et Projet.
    Bon courage pour la suite !

  2. Ca me rappel quand je suis allé aux ASSEDIC :
    - “vous cherchez dans quel domaine ?”
    - “informatique”
    - “ha… on a pas souvent d’offres dans ce domaine, c’est plutot du secondaire ou alors des secrétaires qu’on cherche… On peut regarder sur internet ensemble, vu que vous etes informaticien, je vais vous monter notre site web”

    Top non ?

  3. mdr !

    pas demain la veille qu’il n’y aura plus de chômeur en france !

  4. Et bien ça me fait tout à fait penser à ma dernière réunion ici en Belgique avec l’ONEM. Tout pareil (sauf qu’on ne tire pas de numéro comme à la boucherie).

    - Vous avez un projet d’entreprenariat ? Très bien ça monsieur, c’est rare de voir un chômeur motivé. Et dans quoi ?
    - Création de jeux vidéos et développement de services internet centré utilisateurs M’sieur :)
    - … … …
    - Il vous faut plus de précisions p-e ?
    - Non non ça ira …. ça vous va si je vous classe dans la section “Professions intermédiaire de l’administration publique des douanes et des impôts et assimilées non classées ailleurs” et que je vous convoque à nouveau dans minimum 12 mois ?
    - 1 an ? Oui ok ça me va :)

    Bref Belgique/France même combat ;)

  5. enguagez-vous qui disaient …

    Bienvenue dans les bureaux de l’administration francaise: prenez un ticket et attendez bien sagement.
    Gardez vos yeux rives sur le panneaux lumineux au prochain top c’est votre tour…

    En fait c’est pareil partout maintenant La poste (on a tous a y gagner sauf du temps), aux ASSEDICS (tout sauf un travail), SECU (non mais vous n’avez pas le dossier XYZ-58892-2-bis ben faut repasser et reprendre un ticket)

    Je comprend tout a fait le ton satirique de ce billet et suis de tout coeur avec toi pour ta prochaine imminente visite aux ASSEDICS (240 jours) …

  6. Un peu plus et tu serais dans un roman de Kafka! Sauf que dans ces romans les gens qui l’embêtent sont compétent.

  7. Nostra -> kler…. parmis tous ces gens de l’administration francaise, 80% sont des féniants et des incompétents total, qui profitent du système. je l’ai constaté des milliers de fois.

    Un jour, j’ai même aidé la vieille qui me recevais dans son “box” ( à la sécu ) ( …et qui venait d’être muté ) à se servir de son logiciel ! elle ne savait pas l’utiliser !

    bref…no comment

    à quand un site web 2.0 pour dénoncer toutes ces incompétences ;-)
    ( ya du boulot ! )

  8. Apres avoir lu ce post, et le precedent sur les assedics, une petite remarque:

    - je suis aussi en creation d’entreprise, et je peut te dire que l’Anpe notamment a plutot bien reagis, avec conseiller specialisé, etc… Bon, c’est sur que c’est qu’ils ont pas trop l’habitude du secteur des high tech, mais ils ont vraiment l’envie de t’aider
    - il y a de nombreuses aides en france pour les createurs d’entrprise. Je ne pense pas qu’il y en ait autant aux etats unis par exemple….. Et cela peut aller a quelques centaines de milliers d’euros , l’equivalent d’un seed funding sans donner un seul pourcentage de ta société.
    - il ya aussi de nombreuses exonerations (JEI, etc….)
    - en général, les structures locales (villes, region, etc…) adorent ce genre de projets innovants, et sont tout pret a aider…..

    Le problème général de l’ANPE/Assedic, c’est qu’effectivement ils sont organisés pour repondre a la masse, et ne savent pas très bien traiter ce genre de cas paticulier.

    Je connais pas mal de projets qui on été “financés” grâce aux Assedic, et même si ce n’est pas le cas de celui la, il ne faut peut etre pas en faire une généralitée…

  9. Salut Stéphane. J’ai déjà eu l’occasion de commenter cette expérience dans un précédent billet sur le même thème, mais pour modérer un peu le tir à boulets rouges sur cette institution qui progresse néanmoins lentement mais sûrement, il ne faut pas se tromper de service ! En principe, le chômeur créateur doit être redirigé vers ce qui est (bizarrement) appelé “boutiques de gestion”, des associations financées par l’ANPE et qui encadrent gratuitement le chômeur dans la mise en oeuvre de son projet, proposent des formations pour la gestion d’entreprise, etc. Là, les gens sont compétents et savent ce qu’est une création et toute la législation qui l’accompagne. Pour ma part (comme pour toi) c’est l’ACEC qu’il faut contacter (en passant par l’Assedic de préférence).

  10. Been there … :)
    Ah la la, les Assedic. Tout un poème :P

  11. je viens de réaliser un truc mais leur logo il dit ASSEDICS Assurance chômage ca veux pas dire qu’ils t’assurent de rester au chômage???

    Enfin je dis ca je dis rien ;)

  12. Je comprends même pas pourquoi tu vas là bas, avance sur Loomiz y’a rien a attendre d’eux … de toute manière si tu n’es pas indemnisé quel est l’intérêt.

    “Cela faisait presque un an que je n’avais pas eu l’occasion de m’entretenir avec un conseiller”

    Conseiller, lol ! Il faut mieux ne pas essayer de chercher en quoi, sinon ca risque de durer un certains temps … :-D

  13. Tom a une remarque a intéressante. Et je rejoins son commentaire à propos de l’ANPE. Leurs conseillers m’ont semblé plus qualifiés et plus impliqués. D’ailleurs une idée me traverse l’esprit : pourquoi ne pas fusionner l’ASSEDIC et l’ANPE ?

    Par contre Tom, il existe des aides certes, mais elles sont généralement réservées aux chômeurs indemnisés ou aux sociétés innovantes (et ici ce n’est pas le cas, puisqu’il s’agit plutôt d’une innovation de services). Pour l’instant - et en ce qui me concerne - je n’ai trouvé aucun avantage à être en phase de création en France plutôt qu’aux Etats-Unis.

    Merci Pierre pour ces précisions, je viens enfin de comprendre quel était le rôle de ces fameuses boutiques de gestion (enfin surtout dans quel cadre elles interviennent). Dommage que mon conseiller ANPE ne m’en ait jamais parlé. Mais là encore, peut-être faut-il être indemnisé pour y avoir accès ?

  14. “…de toute manière si tu n’es pas indemnisé quel est l’intérêt.”

    L’intérêt (énorme) est que pour garder “officiellement” le statut de chômeur, même non indemnisé, il faut suivre les obligations du dit chômeur. Hors, pour pouvoir prétendre à l’ACCRE, dispositif d’exonération des charges la première année pour le créateur d’entreprise, eh bien il faut être chômeur. Donc Stéphane a raison de perdre ces 10 minutes, mais il faut que tu ailles vite fait à l’ANPE pour un RV à l’ACEC !

  15. En lisant ce billet, je me suis revue très exactement 3 ans en arrière quand j’ai monté Bagatelles : l’incompréhension la plus totale et pas le moindre accompagnement. Les conseillers manquent bien évidemment de formation.

    En revanche, côté ANPE, j’avais une conseillère qui m’a guidée pour la demande d’ACCRE et m’a aidée à obtenir quelques facilités dans le montage de la boite.

    Je crois que tout est affaire de personnes et on a de la chance ou pas.

    Bon courage pour la suite !

  16. Je suis parfaitement d’accord aussi bien sur l’incompréhension des entrepreneurs aux Assedic que sur le fait que les conseillers ANPE sont plus au fait des situation des porteurs de projet de création d’entreprise.

    En revanche, les petites cases affichées sur leurs superbes écrans ne correspondent jamais à rien et ils sont obligés de nous mettre dans des catégories incohérentes.
    Bien sûr, et comme la majorité des personnes, rien ne sert de parler du domaine précis dans lequel on créé, dire Informatique est déjà assez compliqué :)

  17. “L’ASSEDIC a beaucoup de mal à gérer les créateurs d’entre… ” quoi ??? Et vous venez créer quoi à l’ASSEDIC ???

    Ca me rappelle mon premier rendez-vous tiens…

    Ceci dit l’APEC organise des 1/2 journées de formation “au métier d’entrepreneur”. Ces formations de l’APEC IDF Nord Ouest sont très bien pour avoir une vue d’ensemble.

    C’est le seul truc utile proposé par ces organismes aux créateurs.

    Evidemment, il y a l’ACCRE, mais bon, ce n’est pas cette subvention qui va faire la différence…

  18. petite précision pour les commentaires précédents : les assedics ne sont pas sensés mettre en relation avec les entreprises (ils gèrent seulement les allocs). Quant à l’ANPE, elle est, certes, sensée mettre en relation avec les entreprises, sauf que…
    1) Les conseillers sont très mal formés, et en plus les relations avec les entreprises sont…quasi nulles…

    2) Les pressions sur les conseillers sont telles qu’ils sont prêts à mettre n’importe qui sur n’importe quel poste…Tout le monde à eu le coup de l’annonce bidon pour aller travailler chez Mc machin, ou pour donner des cours à domicile à 9 € de l’heure sans remboursement des frais de transport (en gros, tu gagnes 6 € une fois les tickets de bus payés…même pas le smic!)

    3) Il existe des prestations pour vous aider à mettre en route votre projet d’entreprise, mais pour ça… c’est plutôt à vous de vous renseigner sur les types de prestations proposées (et oui, c’est un comble, mais voilà, la réalité est que les conseillers ne sont pas super motivés…)

    4) et rappelons le : l’ANPE ne “couvre” que 37% du marché de l’emploi… et quand je dis “couvre” c’est un bien grand mot : le travail avec les entreprises est difficile, le diagnostic en termes de besoins ( des ents) est quasi inexistant, l’utilisation des prestations (ex : formation, bilan de compétences…) est laborieuse (il faut supplier …), bref, l’ANPE reste et restera un service public, qui utilise les statistiques de façon fort habile, en limitant, par exemple, les études les plus intéressantes à certains demandeurs d’emploi (la catégorie 1 est celle qui est la mieux représentée dans les sondages, on parle rarement des gens aux RMI, qu’on envoie gentillement bouler chez leur référent en espérant qu’ils ne reviendront pas de sitôt…).
    Tout cela pour dire : connaissez le monde dans lequel vous évoluez et sachez en utiliser les ficelles. l’ANPE ne peut vous être d’aucune utilité sauf si vous pouvez utiliser les prestations qu’elle propose…enfin… l’APEC est peut être un peu plus professionnelle…
    A bon entendeur ;-)

    PS : je suis moi aussi en quête d’un travail ; j’ai eu l’occasion d’étudier ces organismes de très très prêt (pour avoir “collaboré” avec eux… je connais bien leur mode de fonctionnement ; Ne vous en faites pas, les chomeurs sont suivis à la trace, voire même black listés -oui, à l’ANPE aussi…-)
    Au fait, très bon blog. Je l’enregistre dans mes best of ;-p

  19. L’Anpe d’ici (Toulouse) fait plutôt bien son boulot, ou disons que j’ai une bonne agente ! :-)

    Pour l’Assedics, effectivement, ils ne savant pas parler création d’entreprise et botte en touche. Nous on a droit à 2 numéros.
    Un premier tri attribue un premier numéro pour accéder au guichet qui donne un deuxième numéro pour accéder aux célèbres portes de la loterie !

    Déjà, le simple fait d’être positif et actif dans ces lieux, ca sonne faux !
    :-)

  20. Le comble du conseiller ANPE : demander de l’aide pour rédiger son propre CV…
    C’est du véridique…

    Et après, ils sont sensés aider les chercheurs d’emploi ?

    Ces mêmes conseillers à qui on ne demande pas d’être compétents mais de satisfaire les statistiques (combien de personnes suivies sur le trimestre, combien ne font plus partie des chomeurs de la cat. 1, etc etc…).
    Avec la montée des radiations, c’est sûr, le taux de chômage est au plus bas depuis 1982…
    Ca c’est Nico qui le dit !
    En fait avec les stats, on peut dire tout et n’importe quoi…
    EN d’autres termes, les conseillers n’ont que la dénomination du poste, ils participent tout simplement à la grande arnaque… eux aussi tiennent à leur place… vous feriez quoi vous?
    Et puis, le travail se fait rare, les recruteurs sont complètement paralysés de peur à l’idée d’embaucher quelqu’un, ils en sont devenus carrèment paranos… regardez un peu les processus d’embauche : de plus en plus longs et compliqués, même pour des CDD à 1200 euros!
    C’est de la folie.
    BREF!
    l’ANPE et les ASSEDIC ne sont là que pour maintenir un minimum de paix sociale…
    AMen…

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  1. Quelques liens « Equilibre précaire
    Le 30 septembre 2007 à 20:56


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