Comment tout a commencé

Publié le 23 oct 07 à 07:13 | Catégorie : Création D’Entreprise | 33 commentaires

Il y a un commencement à tout, et cet article est l’occasion de revenir sur ce qui m’a motivé à abandonner mon poste de consultant pour me lancer dans le développement d’une application web et dans la création de ma propre entreprise. Je profiterais de cette opportunité pour vous parler également de la stratégie que j’avais adopté à l’époque et qui a légèrement changé par la suite.

Envies

Il y a plus d’un an maintenant, je quittais les bureaux de la dernière société informatique pour laquelle j’ai travaillé afin de venir m’installer chez moi et de m’atteler à la conception de Loomiz.

Il est possible de se lancer dans l’entreprenariat pour différentes raisons. Certaines reviennent d’ailleurs très souvent dans les témoignages d’entrepreneurs alors que d’autres sont plus personnelles. En ce qui me concerne, ce sont les points suivants qui m’ont décidé de travailler à mon compte sur ce projet de nouveau site Internet :

  • aucune perspective dans mon ancien job : j’ai un profil essentiellement axé sur la technique et malheureusement le projet sur lequel je travaillais offrait peu de libertés à ce sujet. Le client était une grosse entreprise où tout était compartimenté. Le peu de retour (financier ou autre) sur mon travail, les propositions d’améliorations qui n’étaient pas vraiment étudiées, le manque de réactivité général ont tous été des facteurs déclencheurs. Bien sûr, j’aurais très bien pu simplement changer d’employeur (c’est d’ailleurs ce que j’avais commencé à faire), mais les sirènes de l’entreprenariat ont été trop fortes.
  • une énorme envie d’apprendre : c’est un peu le corollaire du point précédent. Très curieux par nature, j’étais donc un peu frustré lorsque je travaillais pour ce client. Loomiz représentait alors une très bonne opportunité de me consacrer à des activités qui me passionnent vraiment : la définition du produit, la mise au point de l’architecture logicielle, l’optimisation du processus de développement, etc. Par ailleurs, en tant qu’entrepreneur, il faut également s’intéresser à d’autres domaines comme tout ce qui touche à la création d’une société, le marketing, le juridique, …
  • suffisamment d’expérience acquise : même si je pense aujourd’hui qu’il est préférable de se lancer dans l’entreprenariat le plus tôt possible, je dois admettre qu’il peut également être pertinent d’attendre d’avoir acquis suffisamment d’expérience pour démarrer un business dans lequel il faudra obligatoirement revêtir plusieurs casquettes. La polyvalence, une très bonne organisation et de la rigueur sont des traits indispensables sur le long terme. Il y a énormément de choses que l’on ne peut pas apprendre dans les écoles.
  • des conditions personnelles réunies : il n’est pas possible d’envisager de se lancer dans la création d’une entreprise sans le consentement de la personne qui vous accompagne chaque jour. Tous les entrepreneurs vous le diront, il est très dur de monter une société (sinon tout le monde le ferait) et cela prend un certain temps. Il faut donc être sur la même longueur d’onde et avoir absolument la même vision et les mêmes objectifs. L’environnement familial n’a pas à en pâtir et doit au contraire être partie prenante.
  • une rencontre décisive : je me suis orienté vers l’entreprenariat en partie à cause d’un ami qui souhaitait monter à l’époque son propre business (ce qu’il a fait par la suite). Il étudiait son projet depuis un certain temps déjà et était donc plus avancé que moi au niveau de la réflexion. Nous avons donc beaucoup échangé à ce sujet et cela m’a ouvert les yeux quant aux avantages et inconvénients de ce type d’aventure, surtout sur le long terme. De manière plus générale, on peut apprendre énormément de choses lorsqu’on rencontre les bonnes personnes.
  • une terrible envie de créer : Hyper actif, j’ai eu l’occasion de travailler dans plusieurs associations lorsque j’étais étudiant. De la même manière, je me souviens très bien avoir commencé à travailler sur des idées de projet il y a 7 ans de cela. A l’époque, je n’avais pas l’ambition de développer un business, mais j’ai toujours eu au fond de moi cette envie de créer. Il y a un an, je suis arrivé à un stade où je me suis dit qu’il fallait arrêter de conjecturer et passer à quelque chose de concret : il fallait maintenant donner vie à toutes ces idées.
  • la capacité financière à se lancer : il n’y a pas de secret, même si le domaine du web est aujourd’hui très accessible, il faut des financements (mêmes minimes soient-ils) pour monter un business. Loomiz n’a coûté qu’un petit peu plus de mille euros pour le moment, mais il fallait en contrepartie combler le manque à gagner d’un salaire pendant douze mois. Plutôt que d’acheter une nouvelle voiture, j’ai nous avons donc préféré consacrer cette somme pour ce projet. Ensuite, il ne reste plus qu’à accepter le risque de perdre cette mise.
  • la possibilité de devenir financièrement indépendant : il ne faut pas se voiler la face, c’est une motivation importante. Comme toujours (comme à la bourse ou à la table d’un casino), plus le risque est élevé, plus le gain sera important. Mais en contrepartie, il est aussi plus rare de réussir. Même si je considère que je gagnais bien ma vie avant, j’ai une vision à long terme qui passe maintenant par le développement d’un système capable de générer suffisamment d’argent pour en vivre. Est-ce que je vais réussir ? Seul l’avenir nous le dira.

Flashback

Intéressons-nous maintenant à Loomiz et à la stratégie initiale. Au départ (et certains seront probablement surpris de l’apprendre), il s’agissait plus d’un projet secondaire (je devrais plutôt dire transitoire). Mon objectif premier était en effet de concevoir un gestionnaire de projet en ligne pour les indépendants et les petites et moyennes entreprises (un peu comme Basecamp ou GoPlan).

Je voyais alors très bien les besoins de plus en plus importants pour ce type d’outil et surtout l’évolution à venir à propos de ce qui allait devenir l’office 2.0 (les applications riches et collaboratives au sein de l’entreprise).

Le modèle de revenu était en outre beaucoup moins risqué, puisque complètement orienté business to business. Mais plutôt que de m’atteler à son développement, j’ai opté pour une stratégie différente. Et il y a plusieurs raisons à cela. La première concerne la relative complexité de ce type d’application. L’idée était donc plutôt de commencer par quelque chose de plus simple et qui me permettrait de mieux appréhender les technologies que j’allais employer.

Par ailleurs, il s’agissait également d’une occasion de concevoir un gestionnaire de signets qui réponde parfaitement à mes besoins, les sites existants ne m’ayant pas convaincu. Je faisais en effet à cette époque beaucoup de veille (un peu moins maintenant) et du coup je stockais énormément d’adresses en tout genre sur le développement, le design, la création d’entreprise, … et ce genre d’outil devient vite indispensable pour classer toutes ces informations.

Enfin, pour moi, Loomiz constituait un très bon produit d’appel que j’aurais d’ailleurs intégré (en partie) ensuite à ce service de gestion de projet. En étant clairement orienté grand public, j’espérais que Loomiz me permettrait de promouvoir ce service plus facilement auprès des entreprises ultérieurement.

Mais avec cette mauvaise habitude de ne pas vouloir faire les choses à moitié, je me retrouve à travailler encore dessus aujourd’hui. Avec le recul, je me suis aperçu que ce n’était pas si extraordinaire au regard de l’application à concevoir et que ce retard dans les plannings était en partie dû au fait que je travaille seul dessus.

Je ne suis aucunement déçu par ce choix, car ces deux projets m’intéressent beaucoup, autant l’un que l’autre. Ils sont tous les deux particulièrement motivants. C’est juste que le business model du gestionnaire de projet était plus évident (et a priori moins risqué) que celui de ce gestionnaire de signets.

Conclusion

Il y a un an (et aujourd’hui encore), j’aurais beaucoup aimé en apprendre plus sur les débuts des entrepreneurs qui ont réussi. Par exemple comment Netvibes a réellement débuté ? Combien étaient-ils au début ? Combien d’argent ont-ils investi ? Combien de temps leur a-t-il fallu pour développer la première version ? Travaillaient-ils chez eux à distance ou au sein d’un même bureau ?

C’est un peu dans cette idée que j’ai créé ce blog, pour partager ces informations et que cela puisse servir à d’autres ensuite. Les motivations pour devenir entrepreneur sont propres à chaque personne, mais les contacts et les opportunités peuvent influencer sur cette décision (dans un sens comme dans l’autre). Avec les bons conseils, peut-être aurais-je adopté une stratégie différente ?

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33 commentaires à propos de “Comment tout a commencé” :

  1. je suis ton blog quasimment depuis le debut car je trouve toujours interessant les retours d’une personne qui se lance dans l’entrepreunariat (démarche, doutes, avancées..). Mais depuis le debut, je me pose toujours la meme question à propos de ton projet: comment va t il monnayer ce service. Les gens sont ils prets à payer un service qui existe gratuitement meme s’il est meilleur. La publicité ne devient interessante a partir d’une certaine masse importante. A ce propos je me pose aussi la question sur Netvibes : comment ils ont financé cela et que percoivent ils en retour ?
    Travailler seul permet en effet de minimiser les risques mais en contrepartie il faut s’occuper de tout et cela prend beaucoup de temps… et le temps est une donnée très importante dans les projets web; il y a tellement de services qui sortent chaque mois.

    Je pense qu’il est vraiment temps de rentrer en contact avec ces specialistes du web ou entrepreneur web qui ont réussi, pour t’apporter conseil ou coup de pouce pour avancer

  2. Bonjour,

    Enfin le premier article de cette serie tant promise, enfin l’histoire de Loomiz et de son concepteur…
    Pour rejoindre votre ambition premiere nous pouvons integrer Loomiz à NooProject … :-)

    J’ai hâte maintenant de lire les prochains articles de cette série.

    Cordialement

  3. Tu en es à 400 jours de travail et tu n’as pas encore sorti de version beta. On se rend compte que tout seul, quand on veut élaborer un projet de A à Z, il faut vraiment prévoir mini 1 an avant le lancement…Peut-être es-tu trop pointilleux ? Je sais que parfois, on a la fâcheuse tendance à se rajouter des couches : “et si j’ajoutais cette fonction ?” “ah ce serait vraiment bien si on pouvait aussi faire ça…” Bon courage

  4. Article très intéressant!!

    N’est-il pas trop ennuyeux de travailler seul et chez soi? C’est ce qui me fait le plus “peur” dans l’entreprise individuelle.

    En tout cas, j’attends toujours autant Loomiz, pour trier mes favoris (bien que firefox 3 proposera un système plutot sympa déja!!)

  5. Ce qui me frappe le plus chez toi (et depuis presqu’un an que je te suis…), c’est le recul que tu as sur ce que tu entreprends. ça offre une qualité indéniable à ce blog.
    Merci et bon courage pour la suite !
    Alex

  6. Bonjour Stéphane,

    Très bon article, bien écris, j’aime ! C’est pas mal aussi de parler de soit de temps en temps, même si pour une fois ce billet n’est pas formateur en soit, je le trouve bien, comme les autres. Au minimum il montre ta motivation ! Loomiz, j’y crois ! Un screencast pour bientôt peut-être, pour nous faire saliver ? ;)
    Sinon pour essayer de répondre aux questions que tu te poses sur Netvibes et d’autres sociétés de cette envergure et de ce type, il n’y a pas la conférence Web 3.0 bientôt (certainement plus d’information sur le blog de Loïc Lemeur) ?

    Bon courage, bonne chance, bonne continuation et cordialement,

  7. Il y a sinon le web 2.0 expo à Berlin début Novembre où Tariq Krim fondateur de netvibes intervient!

  8. Nico, tu trouveras des éléments de réponse sur le business model de Loomiz dans un article à part. Je partage tout à fait ton opinion à propos de la publicité et du mentoring.

    Je dirais même qu’il faut 2 ans Guillaume si tu veux te lancer tout seul. Je suis certainement un peu trop pointilleux, ou en l’occurrence trop ambitieux : j’aurais mieux fait de démarrer tout de suite sur le gestionnaire de projet en ligne.

    Je n’ai absolument pas ressenti de solitude eMeRiKa. Le blog a bien évidemment été un facteur déterminant à ce sujet. Cela dépend certainement des sensibilités de chacun aussi.

    Oui Polo, ces conférences sont un très bon moyen d’en apprendre plus. Merci pour les encouragements !

    Sinon j’ai parlé dans cet article des motivations qui m’ont poussé à me lancer dans ce projet. Et de votre côté, quelles seraient les raisons qui vous motiveraient à devenir entrepreneur ?

  9. Salut Stéphane,

    Je n’ai qu’une chose à dire : Bravo !
    Bravo pour ton blog et la qualité de tes billets,bravo pour ton esprit et bravo pour ta persévérance !
    Je souhaite également créer mon business et la description au jour le jour de ton histoire est passionnante.

    Au stade ou en est ton projet, n’hésites pas à contacter les entrepreneurs qui te sont charismatique (dont Tarik Krim !).
    Pour en avoir rencontré quelques uns, je suis sûr qu’ils seront à ton écoute et t’aideront dans ton projet.

    Bon courage à toi et bonne continuation pour Loomiz !

    Sincèrement. Martial

  10. Pour ma part si je devais me lancer dans l’aventure de l’entreprenariat je pense que ce serai l’aventure en elle meme.
    Etre confronté a de nouveaux probleme, innover enfin tout ca.
    Qui peux savoir peut être que je tenterai ma chance un de ces jours, auquel cas je sais desormais ou m’adresser pour avoir des conseils ;)

  11. je lis egalement regulierement tes articles (pratiquement tous, depuis 3/4mois) , pour une fois je trouve que l’article bien qu’il soit orienté business reste tres intime, ce qui est tres flatteur dans un sens, avoir ce privilege de lire des confidences peut etre banales mais “innocentes” ( “Loomiz n’a coûté qu’un petit peu plus de mille euros pour le moment” ,”…se lancer dans la création d’une entreprise sans le consentement de la personne qui vous accompagne…” )
    j’en profitesvu que j’ai encore le microphone (car je ne posterais pas de si tot) pour dire que le site/blog est admirablement bien fait, couleurs/ergonomie ( je parle en connaissance de cause, je suis chef de projet crea), a la limite le logo SE peut etre trop classique (police avec empattement ne colle pas avec es autres polices du site…)
    bonne continuation en tt cas , et merci d’avoir autant partagé
    salut egalement a la personne qui t’accompagne ;) (ça va lui faire plaisir tiens :P )

  12. Après plusieurs années passées à développer en solo un site communautaire à titre bénévole (VoileSportive.com), je me suis lancé avec un ami dans la création d’une service de petites annonces nautiques (Wanaboat) avec création d’entreprise à la clé.
    Nous avons commencé courant juin 2007 et avons publié la 1ere version de Wanaboat fin septembre, en bossant le soir après le taf. Pas de doute, travailler à deux, ça aide énormément ! Ca force à exprimer à voix haute (ou sur le clavier) les idées, les concepts, et donc à repérer plus rapidement les erreurs ou les optimisations potentielles. Très utile d’avoir quelqu’un avec qui discuter du projet, comme tu le fais Stéphane via ton blog finalement.
    Et les coûts sont si dérisoires qu’il ne faut vraiment pas hésiter à se lancer !

  13. Bonjour Stéphane,
    J’ai découvert ton blog par ta liste d’outils recommandés pour un blog que j’ai trouvée très intéressante.
    Ca m’a permis de découvrir ton histoire et je me sens assez proche de toi, ayant le même âge, et me lançant également dans une démarche de création d’entreprise.
    Loomiz me parait une très bonne idée car moi aussi j’avais essayé des services similaires, dont del.icio.us, et ils ne m’ont pas convaincu à l’usage. Je pense qu’il y a un vrai potentiel pour ton site sur le marché.
    Je me pose également les mêmes questions que toi sur netvibes et autres. A priori il y a deux types au moins de création d’entreprises : certains partent de rien, et grossissent progressivement. C’est ton cas je crois et le cas par exemple du webmaster
    de lafraise.org dont tu trouveras l’histoire incroyable à l’adresse suivante :
    http://www.enviedentreprendre.......html#more
    D’autres font des business plans et lèvent des fonds important, grâce à leurs réseau de relation en général. C’est le cas il me semble de Kelkoo, cashstore, qui commence leur aventure avec des budgets de millions d’euros.. Netvibes est sans doute dans ce cas.
    En tout cas je suis ravi de faire ta connaissance à travers ton blog et espère qu’on pourra échanger par la suite sur les sujets qui nous passionne.
    Fred

  14. Là où je me reconnais en toi, c’est que tu n’a pas peur d’affronter seul des géants du Web notamment Yahoo! que l’on estime être le - maitre incontesté - en bookmarking…

    Dans mon cas, pour le futur réseau social LiFE2Front basé sur le lifestreaming, c’est aussi la déception envers Yahoo! qui a été l’élément déclencheur.

    J’ai cru à la sortie de Yahoo! 360 qu’il deviendrait l’aggrégateur social qu’il semblait être. Jusqu’à l’été 2006 où en lisant un post d’un ingénieur qui annoncait sa démission en avouant à demi-mot que l’on avait perverti son idée originelle en faisant de 360 une vulgaire, et mauvaise, plateforme de blog.

    Yahoo! 360 aurait pû avoir 3 ans d’avance sur la future vague* des réseaux de lifestreaming, et avec Mash ils s’enfoncent un peu plus dans l’approche déjà dépassée du profiling à la Facebook/MySpace.
    (*) que dis-je, un raz-de-marée, plutôt.

    A bientôt, j’dois farter ma planche ;o)

  15. “Et de votre côté, quelles seraient les raisons qui vous motiveraient à devenir entrepreneur ?”

    Une question intéressante car nous sommes sûrement nombreux à te lire car nous avons dans un coin de la tête cette idée d’entreprendre (ce en quoi ton blog est une réussite car il comble ce qui te faisait défaut il y a un an).

    Dans mon cas, travaillant en SSII je garde continuellement dans un coin de la tête l’idée de partir un jour pour lancer un tel projet.
    Ce qui me motive ? être mon propre chef, faire les choix technologiques et humains qui conditionneront la réussite du projet…
    Maîtriser l’ensemble du processus, de l’ébauche à la maintenance…

    La routine, mais comme toi je laisse le temps au projet de mûrir dans ma tête…

  16. Je suis d’accord avec toi Martial, c’est vrai qu’il est important d’avoir un bon réseau.

    Anouar : si tu as des propositions pour le logo de Simple Entrepreneur, n’hésite pas ! La conception d’un véritable logo n’est vraiment pas à ma portée…

    Je partage entièrement ton opinion Frédéric : il y a vraiment deux types de ‘projets’ web (avec ou sans levée de fonds).

    Je n’ai jamais envisagé les choses sous cet angle Olivier (David contre Goliath). Pour moi, il s’agissait avant tout de concevoir un service différent, simple et accessible à tous, car les services actuels sont beaucoup trop compliqués. Il y a un besoin à ce niveau-là et je souhaitais juste le combler.

  17. Bonjour Stéphane,

    Maintenant que tu approches de la sortie de la v 1 de ton produit, tu n’as pas envisagé de t’inscrire à des concours de startup organisés sur certains salons (le web3, par ex) ?
    http://www.leweb3.com/leweb3/2.....ompet.html

  18. Merci beaucoup pour ce type de billet qui exprime le pourquoi du comment on se lance dans l’aventure de l’entreprenariat :)
    Comme beaucoup je te lis depuis un moment et c’est vrai que le recul que tu as sur tes expériences est très intéressant :)

  19. Salut Stéphane,
    Excellent article ! Il est rare de trouver des informations sur les tout débuts des entrepreneurs. En effet on se rend compte qu’on a toujours tendance à minimiser le temps qu’il nous faut pour démarrer un projet. Si c’était à refaire, le referais tu seul ? Et te lancerais tu dans l’entrepreunariat dès la sortie des études ?
    En tous cas merci pr ces articles de qualité.

  20. Stéphane,

    Bravo pour cet article.
    Une chose m’étonne : n’as-tu jamais songé à t’associer ? question de caractère ? de choix ? ou simplement d’opportunité qui ne s’est pas présentée ?
    Tes petits “travers” (un brin fignoleur…) n’en sont peut-être pas puisque tout le monde reconnait sur ce blog l’extrême qualité de tes productions. Mais un foncitonnement en tandem t’aurait peut-être aidé.
    Ton blog ne t’a-t-il procuré des contatcs intéressants dans ce domaine ?

    Bonne continuation

  21. Bonjour Stéphane,
    Très bon article, et j’aurai la même question que Alex à propos de l’entrepreuneuriat à la sortie des études :)

  22. avec du recul loomiz, semble donc etre pour toi un terrain d’entrainement. Mais vue que les offres actuelles sont vraiment mal conçu, je pense que tu devrai vraiment te lançer rapidemment, avant de perdre cette place tant attendu de bookmarker alternatif .

  23. Pour répondre à ta question Jean-François, je pense qu’il faut disposer d’une première version et afficher déjà plusieurs milliers d’utilisateurs pour que ce genre de concours soit vraiment profitable. Car au-delà de l’aspect communication, la finalité de ce type d’opération est d’attirer l’attention des investisseurs afin de lever des fonds (et ils ne s’intéresseront vraiment à toi que si ton application a déjà fait ses preuves).

    Je reviendrais en détails sur les erreurs que j’ai faites dans le deuxième article de cette série Alex. Mais si c’était à refaire, j’essaierai vraiment de trouver un partenaire dès le début (même si ce n’est pas simple du tout). Concernant ta question suivante, je suis partagé : d’un côté je vois maintenant - avec le recul - qu’il vaut mieux commencer le plus tôt possible l’entreprenariat. Et d’un autre, je pense qu’il vaut mieux attendre d’avoir accumulé suffisamment d’expérience (et éventuellement d’argent) pour se lancer. Peut-être que la meilleure option serait de démarrer un projet dès la fin des études et de travailler - sérieusement - dessus pendant son temps libre ?

    Marco : question d’opportunité qui ne s’est pas présentée (pourtant le blog m’a beaucoup aidé). J’ai toujours été conscient de mes limites, surtout dans certains domaines comme la vente. Tu sais, mon but à terme (en exclusivité pour tous ceux qui suivent ces commentaires) serait de monter une petite boîte de développement de 5-8 personnes qui développerait ses propres projets web. Un peu comme à la 37Signals, si tu connais.

    C’est le problème du time-to-market Jonathan. Plus sérieusement, Loomiz est en effet en train de devenir un terrain d’entraînement. Je n’en ai eu conscience que très récemment, car ma vision était bornée à ce seul projet et surtout à cette seule année d’entreprenariat. Pour être plus précis, lorsque je me suis lancé, je me suis surtout focalisé sur l’année à venir sans vraiment réfléchir à la suite. Maintenant, j’ai vraiment une vision à plus long terme. C’est très important, car tu ne travailles pas de la même manière lorsque tu donnes tout ce que tu peux pendant un an que lorsque tu sais qu’il faudra de toute manière plusieurs années pour développer ton business.

  24. Merci Stéphane pour cette note dans laquelle beaucoup d’entrepreneurs du web vont se retrouver.
    En ce qui me concerne, j’ai fait les choses autrement pour www.aladom.fr Nous sommes 2 à travailler sur le projet et nous faisons ça en dehors de nos job réspectifs. Cela prend énormément de temps.
    Nous avons tout fait pour avoir une première version en ligne et pour la faire évoluer par la suite, pour être visible.
    Maintenant je souhaiterai aller un peu plus vite, et peut être que nous allons chercher du financement…

    En ce qui concerne la solitude de l’entrepreneur, nous avons créé un groupe à Rennes pour identifier les porteurs de projets Internet et nous nous retrouvons tous les mois pour parler de nos projets. Nous avons aussi un blog : http://web2rennes.blogspot.com/

  25. Pour rebondir sur les propos de Guillaume 2, si qq’un connait d’autres blogs, qui présente l’histoire de l’eur entreprenariat, qui le fasse savoir au reste de la communauté ! :)

    Je trouve ces histoire toujours passionnantes !

    A bon entendeur …

  26. Je viens justement de tomber sur un article de Jason Fried qui parle de ses débuts. Très instructif !

  27. bonjour
    ca fait pas mal d’année que j’ai ma société.C’est vrai que c’ést éprouvant .Il faut vraiment avoir les nerfs solides et être très réactif.Moi quand j’ai une idée , en 6 mois il faut la concrétiser et que ca génère du Chiffre d’affaire sinon je passe à autre chose.
    Si j’étais à ta place je me lance rapidement , et j’essaie d’aller le plus possible dans du concret sans quoi ton projet aura du mal à aboutir.Car en plus des approches techniques tu as pas mal de domaine à maitriser en même temps.Et malheureusement dans le business c’est sur le terrain qu’on apprend.Alors vas y fonce et teste ton esprit d’entrepreneur et tu sauras rapidement si t’es fait pour çà ou pas .
    A bientôt
    Alex

  28. Quand est ce que tu livres une version beta de quoi que ce soit?

    En fait ton vrai projet c’est bloguer, non?

  29. Non, pas vraiment.

  30. Salut Stéphane,

    Peut-être devrais-tu participer au concours de Pierre Cathy pour bénéficier de ses conseils et (si tu gagnes) de sa participation au financement ce Loomiz ?

    –> voici le post sur le concours :
    http://www.kelblog.com/2007/10.....vator.html

    @+

    P.S: en tout cas, pour ma part, si mon binôme et moi même arrivons à boucler
    notre projet secret on le fera peut-être ;-)

  31. Bonjour Stéphane,

    comme tu le sais, je parcours ton blog avec beaucoup de plaisir et cela ne m’étonne pas que cet article recueille ce succès dans les commentaires.
    Comme le signalent Alex et Daria, j’appartiens à ceux qui te reconnaissent une grande faculté de prise de recul sur ton aventure.
    Tout ce temps que tu passes justement à analyser puis à nous faire partager ton aventure est un atout formidable pour ne pas perdre le cap. J’ai essayé de mon côté à faire le même exercice et je sais à quel point cela est chronophage.

    Pour autant, ayant eu des expériences “entrepreneuriales” malheureuses par le passé, et dont les principales raisons tenaient soient justement à la trop grande prise de recul, au brainstorm plus qu’à l’action, soit à un affect trop fort sur le projet pour savoir prendre les bonnes décisions, je rejoins les commentaires des internautes qui indiquent que l’action est à privilégier. J’ai le sentiment d’avoir pris une majeure partie de mon temps à conceptualiser l’entrepreneuriat :
    http://blog.metycea.com/index......entreprise
    Chaque décision n’était jamais vraiment validée, car chaque décision est une prise potentielle de risque. De fait, j’attendais toujours quelque chose pour commencer à “entreprendre” réellement. De l’idée au projet ne me posait pas de soucis. Du projet à la société…est une autre histoire.

    Depuis 2002, j’essaie d’avancer vers la création d’entreprise pour des raisons proches des tiennes et que j’ai un temps confier en ligne (je crois que ça m’a surtout aidé à bien me comprendre et à faire le point pour avoir un discours ferme face aux interlocuteurs). Aujourd’hui, en 2007, j’y accède enfin en ne reproduisant pas les mêmes erreurs du passé.Je suis par exemple cette fois associé depuis le début de cette nouvelle aventure. Associé dans la complémentarité des compétences et des ambitions. Et surtout, je rejoins Alex qui le recomande : je privilégie le terrain et l’action.
    J’ai tendance à croire que 90% d’un projet peut prendre 50% du temps et que les 10% finaux sont ceux qui te prennent cette autre moitié. Etre sur le terrain, éprouver son projet, et éprouver sa fibre entrepreneuriale face aux partenaires/clients/concurrents est fondamental pour avancer réellement. Visualiser ses clients, recevoir des contre-arguments et défendre les choses de vive voix, comme encaisser la première source de revenus sont autant d’étapes de la création d’entreprise…dont le web, tout aussi virtuel qu’il puisse être, ne nous dispense pas.

    Je te souhaite tout le meilleur pour la suite. Mais priorises bien les actions indispensables de celles qui ne le sont pas et avances. Le temps est trop précieux dans cette phase préparatoire. Après, tu risques de n’avoir plus une seule minute.

  32. Oui Guillaume, je trouve cette initiative très intéressante. Mais cela demande un investissement en temps très important (pour réaliser cette vidéo) et surtout je ne suis pas sûr que Loomiz soit compatible avec ce mode de financement (car trop risqué).

    Je rejoins ici le commentaire de Frédéric : il faut que tu aies des contacts ou alors déjà une centaine de milliers d’utilisateurs (et potentiellement un chiffre d’affaires en progression) pour lever des fonds. Si je dois passer du temps sur Loomiz, je préfère le consacrer à son développement. En terme de promotion, je pense que je m’en suis pas mal sorti (et d’ailleurs, c’est en train de se retourner contre moi).

    Merci Nicolas pour ton témoignage, je pense qu’il sera également utile à d’autres. Je reviendrais d’ailleurs sur les erreurs que j’ai commises la semaine prochaine.

  33. Retour très intéressant sur ton lancement !

    Les entrepreneurs web que j’ai pu croiser ont toujours passé beaucoup de temps à développer leur produit (2ans), surtout lorsqu’ils sont seuls ou peu nombreux.

    Souvent ce qui rebute les gens pour se lancer c’est les démarches administratives et la peur de se plante.

    Le critère décisif que j’ai pu voir dans tous les business qui ont marché c’est la capacité de vendre. Soit le créateur sait le faire, soit il doit s’associer à quelqu’un qui sait le faire.

    Bravo pour ta première année et bonne chance pour la suite !


Par contre, il y a encore des trucs qui ne marchent pas. Par exemple il a compris 'DesignS' au lieu de 'Design'.

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A Propos

Je m’appelle Stéphane Thomas et je suis Ingénieur Senior expert dans le développement d'applications web complexes. Etant également un peu Entrepreneur, j'ai tenté l'aventure de la création d'un nouveau service Internet appelé Loomiz. Je suis maintenant le cofondateur d'Hitomi Studio, un studio de développement spécialisé dans la réalisation de sites ecommerce haut de gamme pour de jolies marques.

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