La semaine dernière, je suis revenu en détail sur mes motivations pour devenir entrepreneur et la stratégie initiale que j’avais adoptée pour développer mon projet web. Dans cet article, je vais m’attarder cette fois-ci un peu plus sur les erreurs que j’ai pu commettre pendant cette année à travailler sur Loomiz et les leçons que j’ai tirées de cette expérience.

  1. Ne pas se lancer tout seul : il y a bien sûr des avantages et des inconvénients à s’associer avec une autre personne. Mais si vous souhaitez monter un site Internet ambitieux, il est à mon avis vraiment important de trouver un ou plusieurs partenaires (je pense qu’une petite équipe de trois personnes polyvalentes et motivées peut vraiment faire la différence). Il y a tellement de choses à faire (développement, design, administration des serveurs, formalités de création d’entreprise, communication, …) qu’il est très difficile de tout gérer tout seul (ou cela prendra un temps fou). Malgré tout, il n’est pas forcément évident de trouver un associé. Il faut des contacts et prendre le temps de rencontrer des personnes, de discuter avec elles, de mieux les connaître, de voir si elles partagent la même vision que vous, etc. Je commence à avoir un réseau suffisamment étoffé, mais malheureusement toutes les opportunités qui se sont offertes à moi n’ont pas abouti. Paradoxalement, les personnes les plus aptes à intégrer Loomiz étaient elles aussi des entrepreneurs qui avaient déjà leur propre projet !
  2. Avoir une vision à moyen ou long terme : je sais maintenant que ce genre d’aventure ne peut s’envisager sérieusement que sur une période de 2 à 3 ans minimum. Lorsque j’ai démarré, je n’avais pas assez réfléchi à cette donnée qui peut avoir un impact significatif sur plusieurs éléments comme les objectifs, l’organisation, le financement, … Dans mon esprit, je comptais me donner à fond pendant un an. Mais je n’aurais probablement pas travaillé 70 heures par semaine si j’avais su qu’une seule année ne suffirait pas à terminer mon projet. J’aurais probablement trouvé un meilleur équilibre entre travail et détente afin d’être plus efficace sur le long terme. De la même manière, les estimations de mes besoins en argent (principalement pour palier au salaire que je ne touchais plus) auraient été plus conséquentes.
  3. Multiplier ses plannings par 3 : probablement une erreur classique à laquelle je n’ai pas échappé. Je pense que je manque encore d’expérience pour évaluer correctement le temps nécessaire pour développer un projet et monter une société autour. A priori, je ne suis pas seul dans ce cas-là (Ils sous-estiment de manière cruciale le temps qu’il leur faudra. En général on multiplie par trois constate ce directeur qui accompagne les porteurs de projets innovants), mais ce n’est pas une excuse. Par ailleurs, est-ce que j’ai passé trop de temps sur certains points qui n’en valaient pas la peine ? Oui, très certainement. Par exemple, j’ai perdu énormément de temps à mettre en place un design fluide qui soit complètement redimensionnable. Un des objectifs de Loomiz était en effet de concevoir un service accessible et il me semblait alors qu’il était important de permettre aux utilisateurs d’agrandir facilement les informations du site. Mais des problèmes de compatibilités entre les différents navigateurs Internet ont vite rendu cette tâche ardue.
  4. S’intéresser au business model dès le premier jour : à nuancer toutefois, puisque je pense qu’il faut distinguer ici les sites grand public des sites spécifiquement conçus pour les entreprises. En effet, les business models sont a priori moins risqués dans le cas de sites B2B, car ils ne reposent que très rarement sur la publicité mais plutôt sur une offre payante qui répond à un besoin spécifique. Le grand public en revanche n’est pas prêt à payer pour ce type de service, car il a été habitué au tout gratuit depuis un certain temps déjà. Dans mon cas, j’étais bien au courant de cette différence, mais c’est plutôt un problème de stratégie qui m’a pénalisé. La prochaine fois, je me concentrerai dès le début sur les fonctionnalités réellement pertinentes et surtout sur celles qui sont créatrices de revenu. Finalement, je me demande si les services B2C ne sont pas justement à réserver aux entrepreneurs qui seront capables de lever des fonds auprès d’investisseurs.
  5. Avoir un véritable réseau : j’ai discuté avec d’autres entrepreneurs et il semble que la réussite d’un projet passe par une multitude de facteurs. Très souvent, il s’agit simplement d’opportunités (rencontrer un futur partenaire, être mis en relation avec une personne qui connaît bien les rouages d’une startup, …). Le blog m’a beaucoup aidé et s’est révélé une très bonne idée pour développer mon réseau et rencontrer des personnes travaillant dans le business Internet. A-t-on obligatoirement besoin d’un blog ? Je dirais que cela dépend de sa situation géographique. Par exemple en étant basé à Paris, ce type d’outil n’est peut-être pas nécessaire, car il existe énormément d’événements web pour networker comme les Open Coffee, BarCamp, Paris Web, … En province, à part quelques manifestations qui ne sont de toute manière pas orientées web, il faudra trouver d’autres moyens de se constituer un carnet d’adresses.
  6. Etre accompagné par un mentor : nombreux sont les entrepreneurs qui recommandent de bien s’entourer. Et je pense qu’ils n’ont pas tort, car on apprend beaucoup au travers de personnes plus compétentes que soi ou disposant d’une certaine expérience. Les programmes pour startups comme Seedcamp ou Y Combinator ont d’ailleurs très bien compris ce besoin en accompagnement et proposent une partie mentoring très poussée (qui diffère par rapport à ce que proposent des structures spécialisées comme les incubateurs ou les pépinières).
  7. Communiquer au bon moment : bien entendu, les problèmes de planning cités plus haut ont eu des incidences multiples. Par exemple, une des conséquences a été une mise en ligne de la maquette de Loomiz beaucoup trop précoce. L’idée ici était de recevoir les premiers feedbacks des utilisateurs et d’orienter le produit en conséquence. Mais cette maquette avait un aspect graphique très avancé. Et ce faisant, certaines personnes ont sûrement eu l’impression que le projet était terminé à 75%, ce qui était loin d’être le cas. J’étais bien au courant de ce risque, mais comme je travaillais seul, j’ai trouvé plus efficace de terminer une partie (l’ergonomie et le design) avant d’en commencer une autre (le développement). Sur le long terme, il faut vraiment doser correctement la communication que l’on va faire autour de son produit.

Et une dernière leçon en bonus : ne pas attendre pour se lancer. Avec le recul, je regrette vraiment de m’être autant attardé dans mon ancien job. J’aurais dû quitter mon poste de consultant une année plus tôt. Attention, je ne dis pas que l’entreprenariat est la seule alternative à un emploi où l’on a l’impression de faire du sur-place. Bien souvent, il suffit simplement d’en changer. Mais en comparaison, cette nouvelle expérience a été tellement plus enrichissante. Si j’avais eu cette vision lorsque j’ai commencé à travailler il y a 7 ans de cela, je me serais probablement investi dans une idée de projet que j’avais à cette époque. Et qui, même en y travaillant pendant mon temps libre, aurait sûrement pu se concrétiser au fil du temps.

Je terminerai cet article en vous recommandant le site de Bare Naked App, l’ancien blog de Ryan Carson qui explique lui aussi tout le processus de création d’une application web (du nom d’Amigo). Très instructif, on y retrouve également des chiffres vraiment intéressants comme le nombre d’abonnés ou encore le revenu mensuel par plan de DropSend, un service d’envoi de fichiers que cet entrepreneur a également conçu. Bref, le genre d’informations très pratiques lorsqu’on souhaite démarrer un projet Internet…

A lire également

Les visiteurs qui ont vu cette page ont consulté ensuite :

A savoir

La rédaction de cet article a nécessité 4 heures et 26 minutes. Si vous le souhaitez, vous pouvez être prévenu de la parution de nouveaux articles en vous abonnant par RSS ou par email.


33 commentaires à propos de “7 leçons apprises en tant qu’entrepreneur web” :

  1. Salut Stéphane, avec ton sens de l’analyse et la maturité dont tu fais preuve dans ton blog, je suis sûr que Loomiz sera un succès.

    A ce propos, la date de sortie est prévue pour quand ?
    Je suis très impatient de le tester ! :)

    Car il faudra ensuite songer sérieusement au référence du site sur les principaux moteurs de recherche.
    Et cela peut prendre un certain temps avant d’être repéré puis reconnu.

  2. Pour mon premier commentaire je voulais d’abord te remercier pour tous ces billets vraiment très instructifs pour les gens qui souhaitent se lancer dans l’entreprenariat sur Internet.

    Ton blog est extrêmement intéressant puisque tu nous fais vivre presque au quotidien les péripéties de ton projet, en analysant tes erreurs et ainsi en nous prévenant pour qu’on ne fasse pas les mêmes ! C’est pour moi l’occasion d’en apprendre énormément sur cette aventure que je souhaite également tenter très prochainement !

    Comme tu le fais remarquer, s’associer est un point important car il accélère le développement mais c’est pourtant tellement difficile ! Comment trouver des personnes motivées et qualifiées prêtent à s’engager à plein temps sur son projet… vraiment pas évident !

    Concernant le “réseau”, je pense que tenir un blog peut permettre de rentrer en contact avec les bonnes personnes, encore faut il prendre le temps et publier des articles intéressants ! En tout cas le tien est parfait de ce côté là… ;)

    J’ai particulièrement aimé la dernière leçon : “ne pas attendre pour se lancer ”
    Cela me conforte dans mon choix car c’est vrai que ce n’est pas toujours évident de renoncer à un salaire pour prendre le risque de créer son entreprise. Cependant avec une grosse motivation et une bonne idée derrière il faut se dire : pourquoi pas ? Et mettre tous les moyens pour y arriver ! Je veux prendre le risque de tenter l’expérience, encore étudiant je rentrerais donc dans le monde pro de cette manière là… mon inexpérience sera un obstacle de plus, mais les lectures quotidiennes de blogs / sites comme le tien me permettent d’apprendre énormément sur mon futur métier !

    D’une certaine manière, Internet est devenu un outil de formation incroyable, personnellement j’en apprends bien plus grâce à mon netvibes que sur les bancs de mon école de co :p (d’ailleurs on est voisin, j’étudie à Nice!)

  3. Je compte m’attarder plus longuement sur l’avenir de Loomiz dans un autre article qui devrait être publié la semaine prochaine Martial. Mais tu as parfaitement raison, un site social grand public de ce type va demander énormément de temps pour atteindre une masse critique.

    Merci pour ton témoignage Antonin. S’associer est probablement la chose la plus difficile, mais c’est ce qui va faire la différence. Ce n’est pas l’idée, mais l’exécution qui est important (à moins d’avoir l’idée du siècle, qui comme son nom l’indique ne survient qu’une fois tous les 100 ans). Je te souhaite donc un bon courage pour ton projet. Mon seul conseil serait juste de calculer les risques de cette entreprise (ce que tu peux perdre) et de les accepter. A partir de là, tu ne devrais pas regretter de te lancer ainsi.

  4. Souvent sur ce blog, on parle de réseaux et d’associations entre personnes qui veulent entreprendre.
    Stéphane, ne pourrait-on pas ouvrir un espace où les entrepreneurs se présenterait et proposerait leurs compétences en vue d’une association ?

  5. Merci pour ces leçons très instructives!!
    Je ne me lasse pas de lire ton blog. Vivement le prochaine article sur loomiz!!

  6. Ya un adage dans le microcosme du monde linuxien/open source

    Release early, release often. (pléthore d’articles de reférence sur google : http://www.google.com/search?q.....ease+often)

    A mes yeux (de non-entrepreneur, mais passioné du web, lecteur occasionnel de ce blog), tu aurais pe gagné à sortir une pré-version alpha de Loomiz (alors je suis d’accord pas du tout fignolée, sans peut être les fonctionnalités aussi avancées qui en découlent, les frameworks, etc etc)

  7. A te lire, on dirait que tu vas renoncer !
    Je me trompe j’espère ? !

  8. +1 pour l’idée de Martial

  9. Bonjour,

    Je rejoins le commentaire d’Olivier D. et espere que l’aventure Loomiz ne s’arrete pas…

    J’aime bien l’idée de Martial concernant une section Entrepreneur qui peux savoir si cette section ne deviendra pas une plaque tournante pour des partenariats futurs.

  10. A propos du manque d’évènements en province, il y a un barcamp à Marseille ce soir…

  11. Martial, Marcopolo, Nostra : c’est vrai qu’il s’agit d’une idée qui revient souvent dans les commentaires. Je peux mettre en place un groupe de discussion, mais je n’ai malheureusement pas le temps de m’en occuper ni de l’animer.

    J’adhère tout à fait à ce genre de concepts Thomas (qui n’est d’ailleurs pas du tout limité au monde open source). Et il fait partie de mes objectifs. C’est juste qu’en étant seul, je n’ai pas encore atteint ce stade.

    Je ne vais pas renoncer Olivier D. Mais je t’en dirais plus à ce sujet la semaine prochaine.

    Sinon, je voudrais profiter de ces commentaires pour inviter les entrepreneurs qui lisent ce blog à partager ici les erreurs qu’ils auraient pu commettre. Je crois que c’est le genre d’information qui bénéficiera à tous.

  12. Une autre question, quand tu dis “entrepreneur”, après avoir quitté ton ancien job, tu as créé une entreprise individuelle ou une SARL le temps de développer Loomiz ou es tu simplement sans emploi et tu créeras ta structure lors de la sortie de Loomiz?

    Je me pause cette question car lancer une application B2C basé sur la publicité ne permet pas de vivre avant une masse importante de visiteurs, alors que faire jusque là?? Ce sujet m’intéresse vraiment !!

  13. J’ajouterai une 8ème leçon : ne pas sous-estimer le rôle du hasard (de la chance) !
    Ce qui signifie savoir la provoquer comme par exemple (et vous le mentionnez) en développant sur son réseau…

  14. Très juste RMS !

    Je n’ai pas encore créé d’entreprise eMeRiKa, car j’attends le dernier moment pour le faire. Je te conseille de faire de même, car tu seras redevable de cotisations sociales et autres frais dès que ta société sera immatriculée.

  15. Oké, c’est bien ce que je pensais merci de la précision!!

  16. Très instructif, merci de prendre le temps de partager cette expérience.

    Je trouve l’idée de Martial très intéressante, et je crois que beaucoup d’entre nous nous trouvons dans ce cas.
    Jimmy > Je suis sur Toulon et ne trouve aucun événement de ce type-là dans le coin. Connais-tu des sources (sites) listant les événements de ce type dans la région?

  17. Merci Stéphane pour ces conseils…
    Pour développer son réseau à Rennes, il y a le groupe Web 2 Rennes qui se retrouve tous les mois : http://web2rennes.blogspot.com/

    Pour trouver des compétances sur le net, je vous conseille Who’s Web: http://www.who-s-web.com/

  18. Leçons intéressantes. étant moi aussi entrepreneur web , voici mes commentaires:
    1- Oui et non, de terribles histoires existent de relations entre associés qui se détériorent et conduisent a une fin prématurée de la société. Donc se méfier tout de même . Pour ma part je préfère un bon prestataire que je paye que des associés, au bout du compte on se rend compte que c’est plus stable et tout aussi efficace ci ce n’est pas plus. Le tout c’est d’avoir prévu ce budget dans le business plan. Certains de ces prestataires ne coutent pas ci cher pour ce qu’ils apportent.
    2-On doit avoir une vison globale a 3 ans et une vison précise des 18 premiers mois d’activité. Les documents comme les plans de tresorerie et les plans de financement des business plans servent a çà. Cela oblige a se poser beaucoup de questions, avant. Les même que tu te pose maintenant.
    3-Oui et non. On peut allonger le temps de dev mais l’important c’est de sortir quelque chose vite, il faut faire du CA le plus vite possible. Il faut trouver des solutions, phaser le projet en est une classique, on droppe du dev de notre release initiale pour le mettre dans une release suivante, comme ça on avance, et on se rend souvent compte que ce qui a été droppé n’était pas si important. Une autre consiste a sous traiter (freelance).La encore pour peut que l’on ai prévu la somme dans le budget cela permet de sauver le coup.
    4-Bien sur. On fait un business la ou il y a de l’argent, ou l’on pense qu’il y en aura encore plus demain et ou on pense que l’on pourra en prendre une partie confortable! Et d’ailleurs si l’on veut lever des fonds auprès de banques ou autre c’est le seul point sur lequel il faudra les convaincre.
    5-principalement pour avoir des adresses de bon professionnels qui nous ferons gagner du temps et de l’argent.
    6-OUI. ou un parrain ou une association bref des gens qui savent.
    7-pourquoi pas.

    bonus:L’important c’est d’être prêt. se lancer tôt pas prêt ou se lancer plus tard pas prêt cela change pas grand chose. Et comment sait on si on est prêt, allez vous demander? c’est dans le chapitre ci-après.

    De mon point de vue le plus important dans tout ça c’est de concevoir un business plan complet et le faire passer au crible d’un comptable, avocat, banquier, assureur et d’autres entrepreneurs. des associations peuvent faire cela. Normalement entre le premier business plan et la dernière version on a beaucoup appris et beaucoup changé. De nombreux entrepreneurs mettent ce document de coté alors que c’est le plus important de tout. Bien souvent ils y repensent quand cela va mal et que leur banquier leur conseil vivement de reprendre les chose du début pour se sortir des emmerdes.
    Il doit être communiqué un max surtout si l’activité est nouvelle.

    Concernant la création de société, je pense qu’il faut le faire des que l’on investi dans sa société. L’épouvantail des charges sociales est une légende. Quand tu commence , tu te met un salaire de 0 , dans ce cas les charges sociales représentent seulement quelques centaines d’euros a l’année qui de plus peuvent être échelonnés a condition de discuter avec les caisses. le plus couteux c’est le comptable (indispensable coté conseil) qui reviens a 150 euros /mois env mais qui si il est bon t’évitera des pièges qui t’aurai fait perdre bien plus. L’avantage c’est que tu peut imputer ton déficit a ton impôt sur le revenu du couple et donc gagner un peut d’argent, l’argent mis au capital de la société est déduit des impôt, tu peux imputer une partie de tes charges perso a la société, sans oublier les tarifs pros et la tva en moins, bref il y a de quoi racler un peut d’argent En plus si l’occasion se présente et que tu a besoin d’un peut d’argent tu peut faire quelques sites web pour faire un peut de chiffre . Mais le plus important la dedans c’est qu’en faisant ces démarches on entre vraiment dans un autre monde dont on acquière la manière de penser et les contacts qui permettront de survivre a cette aventure. Si tu avais touché les assedic cela n’aurai pas été intéressant bien sur.

  19. Très intéressant commentaire Airgead, et quelle forme de société préconises tu?
    entreprise individuelle ou SARL ?

    N’existe -t- il pas des autres exonérations ou aides si on cumule des études et on monte une société à coté?

  20. Bonjour,

    Vous m’arreter si je dis une bétise mais il me semble que pour une SARL il fau être minimum 2 associés.
    Dans le cas d’une entreprise individuelle il y’a un montant au dela du quel on paye des impôts et en dessous ou on ne paye rien.

    Enfin je ne suis plus tres sur je vais reprendre mes recherches.

  21. Emericka
    ca depend de tes objectifs, de ta situation, bref c’est du custom. On se pose trop de question sur la forme de societe alors que cela n’a vraiment que très peut d’importance. Je dirais que pour faire simple avec une SARL (2 associés mini ) ou une eurl (1 associé et réponse a Nostra en passant) on peut difficilement se tromper. Mais la encore un bon comptable vous conseillera au mieux en fonction de votre situation. Le fait que tu pose cette question me laisse a penser que tu es au tout début de ta démarche.
    Je conseillerais a toute personne désirant créer une société de se rendre sur le site de l’apce (www.apce.com) puis de créer son dossier en ligne et de remplir TOUT le business plan de la façon la plus détaillée et approfondie possible, on sait quand on est prêt au moment ou on peut répondre a toutes les questions concernant ce business plan , aussi bien sur le marché, la stratégie marketing , les tarif, les compétences mais egalement sur le provisionnel, le financement etc. Et surtout quand on a des arguments sur les questions dérangeantes(et il y en a toujours). Un business plan béton est impossible, il y a toujours une part de risque , l’important c’est juste de ne pas minimiser les risques mais de les connaitre et d’avoir une stratégie les concernant. Or en communiquant ce business plan a des professionnels ils vont vous sortir des points faibles , voir des failles dans votre business plan (aussi bien coté business que coté financement) et ça c’est inestimable car connaitre les faiblesses permet de travailler dessus en amont et donc d’y faire face AVANT quelles arrivent et non s’y retrouver confronté seul , au pire moment de la vie de sa société. Une phrase a méditer pour tout créateur: “L’homme sage apprends de ses erreurs, l’homme très sage apprends des erreurs des autres”. Tous ces professionnels, comptables, avocats, association, CGA… vont justement vous faire apprendre des erreurs des autres.
    Pour l’anecdote, avant de nous lancer ma femme et moi nous avions une autre idée de business web, nous avons fait le business plan( ça nous a pris 8 mois car c’était le premier et apprendre ça prends du temps) passage chez le comptable qui nous indique toutes les erreurs que nos avions dans le plan de trésorerie, nous nous rendons compte qu’il ne nous fallait plus 7000 euros de trésorerie pour tenir mais plus de 20000.! Bref nous avons laissé tombé.Le business plan est gardé au chaud pour plus tard (rien n’est perdu) mais nous avons trouvé un autre business model qui nous permettait de nous lancer avec 8000 euros de trésorerie. Tout ça pour dire que si nous nous étions lancé sur ce premier projet tête baissé nous aurions surement déposé le bilan après 9 mois d’activité , 12 en tirant la corde. Lorsque vous discutez avec des association qui aident les d’entrepreneurs il apparait que ce manque de préparation est la cause principale de faillite, or c’est idiot car de nombreuses solutions existes , souvent gratuites pour nous aider a ne pas nous vautrer, le tout c’est de faire la démarche. Le problème c’est que cette attitude est souvent due a l’affectif, la raison pour laquelle certain entrepreneur ne demandent pas d’aide avant, c’est qu’ils savent que leur projet va être critiqué, pressuré, trituré et pour nous, nos projets sont une part de rêvé (pour moi en tout cas) et se faire critiquer son rêve c’est très désagréable et démotivant, surtout quand vous savez que la personne en face a raison , donc plutôt que de prendre le risque d’être démotivé ils préfèrent se voiler la face et penser qu’ils ont raison, ils le paye plus tard généralement (je ne veux pas dire qu’ils déposent l bilan , en fait la plus part s’en sortent mais pour s’en sortir ils ont du en chier bien plus que si cela avait pris en compte vu avant. Mais pour d’autres ils entrent dans un tunnel de mauvaises décisions pour pouvoir tenir: prêts cofidis, découvert perso et enfin taper dans la TVA (ça c’est du suicide a court terme ).
    Concernant ta deuxième question Emericka je ne pense pas que tu ai es aides en étant étudiant. Les seules aides que je connaissent sont pour les chômeurs et les salariés entrepreneur. La encore je t’encourage a te rapprocher d’un comptable ou d’une maison des entreprises . Je préfère le comptable car il est responsable légalement des conseils qu’il donne contrairement au personnel des maison d’entreprise. La question des aides est egalement une question annexe. Quand tu a fini ton business plan ,tu sais combien il te faut et quand. A partir de la tu vas devoir rencontrer des banquiers pour avoir un prêt pour pouvoir lever des fonds, il pourront t’indiquer les aides. Sache qu’il n’existe pas d’aides qui donnent de l’argent sans que cela soit adossé a un prêt bancaire, sauf certains prêts d’honneur du réseaux entreprendre. C’est ton projet qui va te permettre de lever des fonds, les banquiers demanderont ton business plan en priorité, et elles vont le décortiquer.

    Nostra
    Entreprise individuelle ou SARL c’est pareille, si 0 bénéfice= 0 impôts et 0 salaire = minimum charges sociales . La encore chaque situation est unique et le montage peut être différent il est bon de se faire conseiller pour optimiser impôts/charges sociales en fonction de sa situation et des prévisons d’évolution du business.

  22. Merci pour cette réponse, comment dire, … compléte ;-)

  23. C’est clair, merci Airgead pour ce retour d’expérience détaillé !

  24. Bonjour Stéphane,
    encore une fois je me reconnais bien dans ton analyse et sur les questions que tu te poses en tant qu’entrepreneur web. Travaillant également tout seul sur mon projet, j’ai explosé mon planning initial de plusieurs mois… D’ailleurs j’ai arreté d’annoncer des dates de sorties à force de ne pas les respecter ! :))

    Pour répondre à l’adage de Thomas. Faut-il proposer rapidement une version alpha loin du résultat final ou, au contraire, d’attendre d’avoir une version plus aboutie ?
    De mon coté, j’ai opté pour la deuxième solution. Car j’ai pensé qu’il serait plus facile d’intéresser les visiteurs et de leur donner envie de revenir s’ils avaient accès à toutes les rubriques du site (et leur éviter la frustration du message “partie en construction”…).
    On verra si j’ai fait le bon choix…

  25. Très enrichissant commentaire, tu devrais ouvrir un blog airgead :p

    A vrai dire, je me pause la question de l’entreprise comme çà. J’pense p

  26. oups bug pardon..

    Donc j’pense pas vivre de mon projet mais je préfère être clean au niveau des lois et déclarer même de faible revenus!!

    Sinon après des recherches sur internet, si des étudiants sont intéressés http://www.petitpoucet.fr/ propose un concours spécial étudiant de création d’entreprise très intéressant. Je pense participer, rien à perdre :p

  27. Excellent article et commentaires. Merci.
    Je me retrouve pas mal dans cette analyse de tes erreurs de l’année.

  28. C’est gentil Emerika. Mais je n’ai malheureusement pas le temps d’écrire un blog étant salarié et entrepreneur cela me laisse si peut de temps. Sinon tu peux regarder vers une entreprise individuelle est micro entreprise. Même si cela n’est jamais très conseillé car c’est un statut ( la micro entreprise) qui doit être transitoire sinon tu risque d’attirer les services des impôts si tu reste trop longtemps (2/3 ans) sous ce statuts. Mais la encore il faut bien comprendre ce que cela implique pour ne pas y perdre en pensant faire simple.

  29. Quel esprit de synthèse! Incroyable. Je crois que je vais conserver précieusement ce post. Ca pourait s’appeler Les tables de la loi des entrepreneurs!

  30. Première visite sur ce blog et je dois dire que j’en ai pris plein la figure : ton analyse est extrèment pertinente et de nombreux créateurs se retrouveront dans ton commentaire.
    Trois remarques, pour apporter mon expérience personnelle.
    1/ Associé ou pas : selon un vieil adage, mieux vaut être seul que mal accompagné. Certes. Mais en matière de création d’entreprise, il faut s’attendre à des jours difficiles ; et ne pas être seul pour les surmonter peut se révéler salutaire.
    2/ Sortir une version alpha : c’est selon moi un bon moyen de tester son produit/service sur un échantillon représentatitif et permettre de se focaliser les évolutions les plus pertinentes ; accessoirement, cela peut permettre de valider un business model plutôt qu’un autre. En revanche, lors d’un lancement à grande échelle, il est nécessaire que le produit/service soit le plus abouti possible car dans le cas contraire, les efforts de marketing et de communication qui auront réalisés risquent de ne pas produire le retour sur investissement attendus.
    3/ BtB vs BtC : le modèle BtB est à privilégier dans un premier temps si on ne bénéficie pas de fonds propres suffisants ; en effet, les entreprises sont prêtes à payer pour peu que le produit/service apporte une réelle valeur ajoutée, ce qui permet de générer plus rapidement un peu de cash, indispensable pour la phase de démarrage

  31. salut à tous;
    tou d’abord je dois dire que ce bloge est remarquable, je suis tombé dessus par hasard et j’en ai été impressionné.
    j’ai 19ans, j’habite l’ile de france et j’ai également des idées de création internet. j’ai appris pas mal de choses en vous lisant en termes de conseils pratiques.
    n’excellant pas dans la programmation ou le design (j’étudie totalement autre chose) mais ayant des idées je me demandais comment est-ce possible de quantifier le savoir technique, les compétences,nécessaires à l’élaboration d’ un site internet ou des programmes; genre un youtube ou un messenger.
    j’aimerais savoir si on peut arriver comme ca chez le banquier en disant “salut c’est moi” :avec une bonne idée peut-on arriver à ses fins? ou alors il faut absolument convaincre par l’expérience, les compétences certifiées?.
    salut à tous

  32. tu convains un banquier avec un solide business plan et une adequation entre toi et le projet. Ton jeune age risque d’etre un point negatif , je t’encourage donc de passer par un reseau d’aide aux entrepreneurs , car ils seront plus facile a convaincre et si eux t’acceptent le banquier suivra dans 95% des cas. L’idée a peut d’importance ce qui est important c’est si ca va rapporter de l’argent rapidement. Une bonne idée trop tot ou trop tard ne sert a rien.

  33. merci de me répondre; y-at-il justement un réseau ou tu es inscrit et ou on pourrait éventuellement se parler (car mes questions ne vont plus dans le sens de la critique de ce blog) ?
    merci à toi

Ajouter un commentaire

Les informations obligatoires sont indiquées par une étoile rouge *.


2 rétroliens à propos de “7 leçons apprises en tant qu’entrepreneur web” :

  1. links for 2007-10-31 at DeStructUred Blog
    Le 31 octobre 2007 à 04:22
  2. NooProject le blog » Archive du blog » L’essentiel …
    Le 2 novembre 2007 à 02:32

Par contre, il y a encore des trucs qui ne marchent pas. Par exemple il a compris 'DesignS' au lieu de 'Design'.

Articles Récents

Les derniers articles publiés

A Propos

Je m’appelle Stéphane Thomas et je suis Ingénieur Senior expert dans le développement d'applications web complexes. Etant également un peu Entrepreneur, j'ai tenté l'aventure de la création d'un nouveau service Internet appelé Loomiz. Je suis maintenant le cofondateur d'Hitomi Studio, un studio de développement spécialisé dans la réalisation de sites ecommerce haut de gamme pour de jolies marques.

Lire la suite…