La sous-traitance : une solution à considérer sérieusement par les entrepreneurs solo (1/2)
Publié le 15 nov 07 à 07:44 | Catégorie : Création D’Entreprise | 19 commentaires
Cet article a été écrit par Alexis Dufresne. Alexis est l'entrepreneur à l'origine du site Geekomatik. Il est également l'auteur du blog Encore un geek... dans lequel il parle de tout ce qui touche à la création web (monétisation, marketing, gestion de contenu, ...).
Comme vous le savez peut-être par votre propre expérience ou bien par la lecture de blogs édités par des entrepreneurs web comme sur Simple Entrepreneur, il n’est pas facile de se lancer tout seul dans la création d’applications web ou de sites complexes. Ce n’est pas facile, voire souvent presque impossible et ce pour plusieurs raisons.
Premièrement, parce que quand on est seul à créer un projet web, il faut être en mesure de tout faire. De la charte graphique au développement, du marketing à la promotion et au service client en passant par la comptabilité et la planification. Chacune de ces tâches est normalement faite par une ou plusieurs personnes différentes dans le contexte d’une startup normale, mais pas dans le cas d’un projet personnel.
Deuxièmement, c’est très difficile aussi parce que souvent les entrepreneurs web autonomes qui se lancent dans une aventure en solo doivent trouver le moyen de subvenir à leurs besoins tout en travaillant sur leur projet qui ne rapportera souvent pas d’argent avant au moins quelques mois après son lancement.
Certains entrepreneurs peuvent choisir de quitter leur travail et de se consacrer à temps plein à la création de leur bébé, dans le cas où ils ont des réserves monétaires (ou des cartes de crédit) conséquentes. Cette décision peut sembler sage dans le sens où il est certain que travailler à temps plein sur un projet ne peut qu’être bénéfique, car non seulement il avancera plus vite, mais aussi la qualité devrait être au rendez-vous avec autant de temps passé à chouchouter et à prendre soin de son application.
Par contre, pour un projet qui reste en développement pendant près d’un année, il faut avoir les reins assez solides pour assumer une perte de revenus pendant toute cette période ! Je ne connais pas beaucoup de gens qui se disent tiens je vais emprunter 50 000 dollars ou euros pour financer mon projet et vivre pendant une année. J’ai aussi l’impression qu’à l’exception des Etats-Unis, il n’existe pas beaucoup d’endroits dans le monde où on peut prêter 50 000 dollars à quelqu’un qui n’a pas de revenus d’emploi pour garantir son prêt…
Dans ces conditions, une alternative qui se présente à l’entrepreneur web solo est celle que je pratique avec succès depuis cette année : la sous-traitance. J’ai un boulot de jour, pratiquement à temps plein. Et avec les revenus d’emploi que je génère j’arrive à financer le développement de mes projets (que ce soit Geekomatik, la Centrale Des Nations - encore en alpha mode - ou d’autres encore sur la planche à dessin) en faisant appel à des sous-traitants de temps à autres.
La sous-traitance : un pari risqué
Si je n’ai qu’un conseil à donner à quiconque lit ces lignes et cherche sérieusement à se lancer dans une carrière d’entrepreneur web en solo, ce serait le suivant : lancez-vous dans la sous-traitance de manière extrêmement prudente ! Ne mettez jamais le cœur de votre projet en sous-traitance avant d’avoir trouvé des développeurs ou des graphistes avec qui vous travaillez depuis au moins plusieurs mois et pour plusieurs projets.
Commencez par sous-traiter des tâches simples qui ne risquent pas de trop compromettre le développement de votre projet. J’ai perdu beaucoup de temps dans le développement de Geekomatik parce que j’étais trop pressé et que j’ai donné de trop gros contrats à des codeurs qui n’ont pas livré la marchandise, ou qui ont abandonné le projet, etc. Ces expériences négatives m’ont incité à me créer un pattern que je respecte encore aujourd’hui et qui fonctionne très bien.
Premièrement, je donne toujours un petit boulot à un développeur avec qui je n’ai jamais travaillé. En général la commande est assez simple et ne compromets pas le projet en soi. Une fois que le développeur ou le graphiste a complété avec succès ces quelques premières tâches et qu’un climat de confiance s’installe entre nous, je commence à passer des commandes plus sérieuses, avec des modules plus conséquents et plus importants pour le bon déroulement de la mise en place du projet.
Si je dois commander un module très complexe à un sous-traitant et que les développeurs avec qui je fais normalement affaire ne sont pas disponibles, je n’ai d’autre choix que de donner le contrat à quelqu’un de nouveau, mais jamais sans avoir vérifié ce qu’il a déjà fait avant et en prenant une attention particulière à bien encadrer la création du module. Rien de pire que de devoir renvoyer un développeur au travail parce qu’on s’est mal compris dès le début, etc.
Conseils pratiques pour une expérience agréable…
- Ne pas lésiner sur les explications
Soyez plus clair que clair sur ce que vous voulez. Prenez le temps d’écrire un cahier des charges complet, que vous passerez plusieurs heures à concevoir, afin de vous assurer que vous n’avez rien oublié. Il arrive souvent que l’on perde du temps et de l’argent à cause de simples incompréhensions de part et d’autre, donc il est de votre responsabilité de clarifier hors de tout doute ce que vous voulez de la part du prestataire de services que vous allez embaucher. - Trouvez de bons développeurs et gardez-les
Une fois que vous avez trouvé un développeur qui est à la fois flexible, rapide, efficace et pas trop cher, il est important de garder contact avec lui ! Ce que je fais souvent est que j’anticipe sur le développement de mes sites et je commande des modules que j’aurais pu faire moi-même, simplement pour garder le contact ouvert entre moi et le développeur. Aussi, sous-traiter le développement de certaines technologies de votre projet est très avantageux car les autres développeurs peuvent vous conseiller sur différentes approches et techniques que vous ne connaissez peut-être pas ! - Faites développer le plus possible par la même personne
Pour Geekomatik, je travaille pratiquement exclusivement avec la même personne dans le cas de fonctionnalités relativement avancées que je n’ai pas le talent/le temps/l’envie de faire moi-même. Cela permet de garder une cohésion entre les différents modules ajoutés sur le site, mais aussi cela accélère le développement puisque le développeur n’a pas besoin de se familiariser avec le site à chaque petite innovation, mise à jour, etc. - Évitez les plans douteux : visez la qualité et soyez discriminatoire
Ne cherchez pas à sauver quelques centimes en courant toujours après le prix minimum dans le choix de vos sous-traitants. N’oubliez pas que vous êtes techniquement en train de mettre le sort de votre projet entre les mains d’inconnus !Ma sélection débute dès le premier mail, selon la qualité de la communication de la personne. Si dans son premier mail, la personne ne signe pas son mail ou envoie simplement un lien vers son mail en disant Je suis intéressé, envoyez moi un mail avec les détails, souvent pour moi ça commence mal.En général j’ai déjà expliqué ce que je veux dans mon annonce, donc cette personne me donne l’impression qu’elle n’a juste pas lu ce que j’ai écrit ! Au suivant (s’il y a d’autres candidatures, bien sûr
) ! Ensuite, en général un prix un peu plus élevé est signe d’expérience ou de valeur marchande. Donc je considère toujours les développeurs haut de gamme si le module est important pour moi ou est critique pour le succès du site, par exemple. Bref, encore une fois il est de votre responsabilité de savoir juger quand on peut y aller tranquille et quand, par contre, on doit mettre le paquet pour que la qualité du travail soit maximale. - Ne donnez pas accès à vos sites dès le départ
Il est important de ne pas donner accès à vos serveurs de développement à n’importe qui et dans n’importe quelles conditions. En général je demande que le module soit installé et fonctionnel sur le serveur test fourni par le développeur. Une fois les tests effectués et le paiement envoyé, je peux bouger le code sur mon serveur test et commencer l’intégration. Seuls les gens de confiance devraient avoir accès à votre serveur test, ne serait-ce que pour ne pas vous faire copier votre site ! Dans certains cas vous n’aurez pas le choix, mais gardez cela au minimum. - Ne soyez pas trop pressés
Dans certains cas, trouver la bonne personne pour un projet peut prendre pas mal de temps. Donc je pense qu’il ne faut pas se lancer dans ce modèle d’affaires si on a des délais très précis… ou pressants. Il peut toujours arriver qu’un module soit dans l’obligation de retourner en développement à cause de bugs, ou que la personne tombe malade, etc. Donc vous devez être prêt à vivre avec l’instabilité que vous avez créée en faisant le choix de la sous-traitance. - Allez-y selon vos capacités personnelles
Je pense que pour que la sous-traitance réussisse, il faut que vous soyez en mesure de pouvoir contrôler ou vérifier la qualité du travail d’une manière ou d’une autre. Si c’est le thème CSS de votre futur super site, c’est relativement facile de parcourir le code XHTML/CSS afin de bien contrôler la qualité, même dans le cas de modules complexes. - Organisez vous comme il faut !
Il est important d’être bien organisé si on sous-traite 3 ou 4 trucs à la fois pour un même projet. Il faut faire en sorte que les modules et autres éléments arrivent dans un ordre logique. Il est inutile de recevoir un module x avant de recevoir les modules dont il dépend, par exemple. J’utilise un outil similaire à Basecamp que je me suis monté en Drupal afin de centraliser toutes les discussions et les interactions avec les sous-traitants. Ca évite le stress et les confusions des échanges de mails sans trop de structure… C’est idéal aussi pour faire des rapports de bugs séparés projet par projet, etc.
Je suis certain que j’en oublie plein, mais n’hésitez pas à ajouter vos conseils et commentaires !
Dans la partie 2, nous verrons les points suivants :
- Pourquoi sous-traiter ?
- Quoi sous-traîter ?
- Des exemples
- Comment trouver des sous-traitants ?
- Au sujet de la sous-traitance du contenu
- La grande question : combien ça coûte ?
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Le 15 novembre 2007 à 08:11




18 commentaires à propos de “La sous-traitance : une solution à considérer sérieusement par les entrepreneurs solo (1/2)” :
Instructif comme toujours mais j’ai une question qui me taraude : pourquoi avoir mis “pourquoi sous-traiter ?” en deuxième partie ?
Oncle Tom le 15 novembre 2007 à 09:27 (#1)
Très intéressant… J’attends avec impatience la deuxième partie.
C’est un peu dans cette optique de sous-traitance que je compte lancer mon prochain projet.
Aah, et quel est le module Drupal utilisé pour ta gestion de projet ?
Merci…
Nikkel le 15 novembre 2007 à 10:23 (#2)
Article intéressant mais j’ai peur du résultat qu’il va entraîner. Je m’explique.
Personne ignore le potentiel économique d’Internet, de plus en plus de personnes rêvent des parcours de google, facebook… C’est pourquoi de nombreuses personnes veulent se lancer sur un projet web sans en avoir les connaissances métiers. Ce qui est totalement louable, mais le faire en utilisant la méthode exposée ici de la sous traitance me paraît aller droit dans le mur.
Trouver des codeurs sur Internet est très facile, trouver de bon codeurs pour de la sous traitance devient plus dur surtout sans avoir les connaissances pour en juger. Sous traiter n’est pas la solution miracle pour se lancer dans le web. Internet demande des compétences précises, vous devez au minimum savoir gérer un projet, et avoir des compétences techniques me semblent un plus obligatoire pour qui veut monter son projet web tout seul. L’accessibilité, l’ergonomie, l’expérience utilisateur, le référencement seront bien durs à sous traiter et différencieront les projets sérieux des autres.
eMeRiKa le 15 novembre 2007 à 13:40 (#3)
Article très juste.
Je me revois aux débuts de mon projet Web …et je pense avoir commis toutes erreurs possibles, à savoir par exemple :
- j’ai trop vite fait confiance à la réputation d’une agence Web, résultat : 6 mois de retard et un site inexploitable. On s’est arrangé à l’amiable !
- Un autre prestataire, qui n’en a que le nom, mais ça, je le savais pas, a voulu s’approprier mon projet et a tenté de me squizzer l’accès à mon hébergeur. Aujourd’hui, ces gros salauds sont en liquidation judiciaire, à force d’escroqueries. Donc, je dis Amen au point n°5
Bon, je vous rassure, j’ai pas fait que des boulettes : J’ai repris le projet de Z avec un chef de projet, cahier des psecs, prestataire de haut niveau …et aujourd’hui, le site tourne pas mal
Il y a des erreurs que l’on aimerait éviter, mais certaines sont porteuses de leçons ….
J’attends la suite avec impatience !!
Florent le 15 novembre 2007 à 13:44 (#4)
Je vais me lancer à mon propre compte dans quelque temps et je suis en plein dans les préparatifs, ce genre d’article regorgeant de conseils avisés est du pain béni pour moi !
Il est si facile de faire des erreurs…
Merci
Alexis le 15 novembre 2007 à 14:06 (#5)
Salut tout le monde et merci de vos commentaires! Je reviens à peine du travail donc désolé de ne pas avoir posté plus tôt…
Oncle Tom: Hummm bonne question…je ne sais pas trop, effectivement j’aurais pu le mettre dès la première partie, mais je trouvais que de me concentrer sur les conseils et les mises en garde c’était pas mal aussi
Emerika: Je trouve ton commentaire intéressant… surtout que c’est un peu ce que je dis dans mon article… Ne pas viser trop haut quand on ne peut pas trop juger de la qualité, faire attention de bien choisir les codeurs / themers, etc… Par rapport à ton commentaire je dirais deux choses: beaucoup d’entrepreneurs ne visent pas de devenir multimilliardaires comme le créateur de Google ou Facebook, mais cherchent plutôt à gagner leur vie tout en entretenant des projets qu’ils aiment. C’est une question de mesure… et de compléxité variable. Deuxièmement, je dirais aussi que l’idée est souvent de sous-traîter certaines parties d’un projet et non pas tout le projet… bien que cela est trè;s possible aussi une fois qu’on a des programmeurs de confiance. (Plus à ce sujet dans la 2e partie…) Je ne crois pas que la sous=traitance soit une solution miracle, mais par contre je pense que ça ouvre les portes à tout ceux qui sont spécialistes d’un aspect mais qui sont nuls dans un autre par exemple.
Je dirais aussi que l’ergonomie et l’accessibilité peuvent très bien être sous traites, faut juste pas le sous traiter à m’importe qui, selon moi. Pour ce qui est du référencement, c’est probablement ce que je sous traiterais le moins…
Florent: Merci pour les commentaires! Je savais que le point 5 était utile en principe, mais je suis bien content de voir que c’est pas seulement de la théorie.. enfin pas content de tes problèmes, mais tu vois ce que je veux dire
Je crois aussi que les erreurs sont porteuses de leçons, en autant que ce ne soit pas des erreurs trop graves… qui compromettent le développement du projet jusqu’a le rendre complètement irréalisable….faut être prudent je crois avec la sous-traitance, mais c’est quand même le moyen de faire le plus avec le moins.
Alexis D. le 15 novembre 2007 à 17:30 (#6)
Je faisais la remarque parce que ça m’a interpellé en lisant une conclusion parlant d’introduction
rien de plus, la structure du billet était agréable et instructive.
Même si c’est difficile pour le moral, temporairement, et pour sa fierté, je pense aussi qu’il ne faut pas affubler un échec de fatalisme mais au contraire l’analyser pour mieux rebondir dessus. C’est l’occasion de se dépasser.
Oncle Tom le 15 novembre 2007 à 21:00 (#7)
On est jamais aussi bien servi que par soi-même.
Vincent le 15 novembre 2007 à 23:34 (#8)
@vincent: Oui peut-être, mais même dans un modèle de startup financée, il vient un moment ou tu as pas trop le choix d’avoir des employés pour faire tout ce que tu peux pas / veux pas / a pas le temps de faire, afin que le responsable puisse prendre tout le temps nécéssaire à l’accomplissement de ses tâches.
la sous traitance est quand meme aussi un bon moyen d’arriver à faire des projets avancés, tout en gardant son boulot de jour et en ayant du temps pour faire de la promotion !!
@Alexis : content que l’article t’aie plu et aidé dans ta démarche, la suite la semaine prochaine!
@Uncle Tom : Je suis d’accord au sujet de l’échec, mais ensuite le goût de la victoire est quand même moins amer
Alexis D. le 16 novembre 2007 à 07:42 (#9)
Je rejoins ici l’avis d’Alexis. Il est difficile de travailler seul sur une application web. En effet, même en étant suffisamment polyvalent, il y a beaucoup trop d’activités différentes à poursuivre (développement, design, référencement, rédaction de contenu, …). La sous-traitance semble pour moi une solution à étudier, car elle dispose d’avantages indéniables (même si elle peut introduire également certains problèmes).
Est-ce que d’autres lecteurs ont également fait appel à la sous-traitance ? Il serait intéressant d’avoir d’autres retours comme Florent.
Stéphane le 16 novembre 2007 à 09:17 (#10)
J’ai déjà fait appel à des graphistes en effet le graphisme , c’est vraiment mon point faible, j’ai fait appel à deux graphistes differents et je dois dire que j’ai été surpris en bien par la qualité du travail de ces 2 graphistes. Toutefois un des deux graphiste ne m’a toujours pas envoyé ses fichiers malgré que je l’ai déjà payé, donc je suis un peu aigri.
Vincent le 16 novembre 2007 à 09:27 (#11)
Bonjour,
J’ai travaillé dans une societe qui faisait de la sous-traitance et effectivement ca peux decharger un petit peu mais il faut en amont mettre l’accent sur le cahier des charges et en faire un en beton.
Deja cela vous permet de savoir exactement ce que vous voulez et surtout ca permet a votre prestataire de le savoir aussi.
Si le cahier des charges donne les psecifications precises du dev et un calendrier de projet relativement precis cela permet de mettre d’accord les 2 partis.
Tres bon article qui donne des conseils judicieux une fois plus.
Merci pour l’info
nostra le 16 novembre 2007 à 09:48 (#12)
Salut, je ne connais pas exactement les tenants et aboutisssants de ton projet, mais avec 50 000 $ et un bon cahier des charges tu peux le faire réaliser par une SSII en 2 mois, non ? OK –>[]
bruno bichet le 16 novembre 2007 à 10:11 (#13)
Salut Bruno,
Effectivement une autre solution pour ceux qui ont crédit assez fort c’est de continuer à travailler et justement invester dans la création du projet et non pas prendre l’argent emprunté pour vivre. C’es un des points intéressants de la sous-traitance.
@Stéphane : effectivement il y a des risques associés à cette pratique, mais je pense que c’es comme tout, on doit y aller avec sagesse et modération…
@Nostra: Merci pour le feedback, effectivement la plupart des problèmes viennent souvent d’un cahier des charges mal fait, ou pas assez détaillé qui laisse place à l’interprétation.
A+
Alexis D. le 16 novembre 2007 à 10:53 (#14)
C’est impressionnant merci pour ces précieux conseils. J’attends la suite avec impatience mais déjà là il y a matière à méditer !
Dominique le 16 novembre 2007 à 12:12 (#15)
mouai…, bon tout d’abord, Salut Alexis =). Je suis ravis de constater que tu t’en es plutôt bien sortie avec ton projet (GeekOMatik) ;), depuis notre dernière conversation d’il y a plusieurs mois. Je t’en félicite et te souhaite un long parcours !
Bon pour rebondir sur le sujet de l’article, je ne comprends pas une chose, pourquoi parler d’entreprendre un projet seule ? L’action de faire appel à des sous-traitants, ne supprime t’elle pas d’office le soit disant “entreprenariat en solitaire” ?
Je n’y connais absolument rien dans la sous-traitance. Je développe l’intégralité en solo. Néanmoins, je rejoins l’avis de Stéphane (qui revient fréquemment dans ces articles) et de beaucoup d’autre entrepreneur, quand ils disent “qu’entreprendre en solitaire, n’est pas une bonne chose”. Malheureusement quand on ne dispose pas des moyens financiers pour faire appel à cette solution, il faut bien se débrouiller avec ce que la nature nous a donné !
Je souhaiterai quand même, vous donner mon parcours comme exemple:
Je suis Suisse et j’ai 23ans. (Je peux vous assurer qu’ici non plus, on ne vous prêtera jamais 50′000$ pour les investir dans une startup, WEB, qui plus est
Sauf peut-être après avoir gagné l’un des concours organisé par des capitaux ventures ! Et encore… ils vous réclameront des royalties sur votre projet, ces cochons
!
Ca fais bientôt deux ans que j’entreprenariat dans le net. Des jours (de plus en plus fréquent avec le temps) c’est une vrais galère, d’autre un réel plaisir ! Quoi qu’il en soit, cela ne m’a rapporté aucun centime jusqu’à la !
Il y a un an, j’ai entrepris un projet, qui n’a malheureusement pas démarré comme je le souhaitais. Je me suis rendu compte après 8 mois de développement, que le secteur que je ciblais (la formation), n’était pas un secteur au quel, s’attaquer en solitaire ! Il nécessitait beaucoup de travail de prospection, et de contact (physique), ce que je n’ai pas forcement comme atouts !
Ce que je veux vous dire à travers ce paragraphe, c’est qu’il faut vraiment bien faire attention dans quel secteur vous entreprenez, terminer le développement d’un projet est une chose, pouvoir en assumer son développement sur le marché en ai une autre !
Vous vous demandez peut-être comment je finance ces deux années, ben c’est très con:
- Je me sers la ceinture au max, fini les sorties en disco, fini les restos le vendredi, fini les petits cadeaux, fini, fini, …
- Je vais faire des petits boulots de temps à autre
En bref, je me prive de tout, même d’une ceinture
Je ne suis pas entrain de me plaindre, ça fais partie de l’entreprenariat (je pense) et si c’est le prix à payer pour vivre de ma passion, alors je suis prêt à continuer jusqu’au bout ! ;D
Aujourd’hui, j’ai entrepris un nouveau projet (qui sortira prochainement), dans un secteur beaucoup plus ciblé et qui s’arrête en premier lieu à l’utilisateur confirmé d’internet.
Je pense avoir acquis suffisamment d’expérience avec mes erreurs, mais je m’attends chaque jours à en connaitre de nouvelles, après tout c’est les erreurs qui font que l’on devient plus fort !
Bref… je suis une grosse pipelette ! Je vais m’arrêter la.
Pour conclure, je pense en effet, que l’entreprenariat à l’aide de sous-traitant est une chose intéressante, mais uniquement pour des entrepreneurs « à mi-temps » qui ont un revenu qui permet de le financer !
Merci à Alexis pour ce fabuleux article
Badoux C. le 16 novembre 2007 à 21:00 (#16)
Salut Badoux:
“pourquoi parler d’entreprendre un projet seule ? L’action de faire appel à des sous-traitants, ne supprime t’elle pas d’office le soit disant “entreprenariat en solitaire” ?”
-> Je dirais que la différence se situe surtout dans le fait que quandon dit qu’on se lance tout seul c’est qu’on a pas de partenaire officiel ou pas d’employés à notre charge, mais cela selon moi n’empêche pas de faire appel à des prestataires de services pour venir compléter nos capacités ou simplement nous asister vu le manque de temps….
“c’est qu’il faut vraiment bien faire attention dans quel secteur vous entreprenez, terminer le développement d’un projet est une chose, pouvoir en assumer son développement sur le marché en ai une autre !”
-> Tout à fait d’accord avec ça, souvent on oublie quand on lance un projet que le travail ne vient que de commencer parce que en fait la partie marketing est souvent aussi exigeante que la partie développment! C’est aussi un peu pour ça que je fais appel a des collaborateurs en sous traitance, pour me garder du temps pour le marketing.
Merci pour le commentaire, faudrait qu’on se voie un de ces 4 puisque je suis sur Lausanne.
A+
Alexis
Alexis le 18 novembre 2007 à 11:15 (#17)
Salut Alexis
La vision de l’entreprenariat “en solitaire”, est à mon avis une description différente, suivant l’expérience de chacun. Toutefois il est clair, que faire appel à des sous-traitant pour ce libérer des charges du développement afin de pouvoir disposer de plus de temps pour la communication, est une opportunité.
Néanmoins, je reste persuadé qu’une personne, ne disposant pas des fonts nécessaires à la sous-traitance, peut ce chargé autant du développement que du marketing. Si bien sûr, celui-ci, sais parfaitement organiser ça to-do List, et qu’il ne souhaite pas battre des records de rapidité en matière de lancement d’entreprise ;D !
P.S.: J’ignorais que tu étais sur Laus. Je suis tout prêt (Payerne), c’est clair qu’il faudrait se voir un de ces quatre, pour discuter de nos projet ensemble devant un petit café !
Badoux C. le 18 novembre 2007 à 23:51 (#18)
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