A découvrir : PayPal Fee Calculator, Showcase Point et AVS Concept
Publié le 19 nov 07 à 07:16 | Catégorie : A Découvrir | 10 commentaires
- PayPal Fee Calculator : également connu sous le nom de PPCalc, ce site permet de calculer précisément les commissions et le montant réellement perçu lorsqu’un paiement est effectué avec Paypal. Pour rappel, Paypal est une solution de paiement en ligne très répandue et beaucoup plus simple à mettre en place que les systèmes proposés par les banques. En contrepartie, les commissions sont plus élevées. PPCalc est un modèle de simplicité et s’avérera donc très utile, que ce soit pour intégrer une solution de ce type à son site Internet ou tout simplement pour calculer combien vous allez finalement percevoir pour un paiement.
- Showcase Point : voilà un site très réussi visuellement parlant et qui recense un nombre important de galeries CSS et Flash. Ces galeries sont classées par type et par pagerank. Comme Showcase Point est basé sur une plateforme de publication, tout le monde peut laisser un avis en commentaire pour chaque galerie. Enfin, Showcase Point permet de soumettre l’adresse de son site à n’importe laquelle de ces galeries sans avoir à se rendre dessus (dommage en revanche qu’il ne soit pas possible de le soumettre à plusieurs galeries à la fois).
- AVS Concept : AVS Concept est une société de portage salarial qui a eu la très bonne idée de publier un simulateur de revenus. L’idée ici est en effet de comparer à partir d’un chiffre d’affaires le gain final après paiement des charges et imposition de différentes structures : salarié indépendant, micro-entreprise, entreprise individuelle et SARL/EURL. La simulation prend en compte un certain nombre de données comme les frais de déplacement ou encore le coût d’une assurance. Il faut peut-être prendre un peu de recul quant aux chiffres fournis, mais je trouve qu’il s’agit d’une très bonne initiative.
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10 commentaires à propos de “A découvrir : PayPal Fee Calculator, Showcase Point et AVS Concept” :
AVS concept à l’air de démontrer qu’être salarié indépendant est une bonne affaire comparé aux autres cas pourtant il oublie le statut de la profession Libérale qui bat allègrement à plate couture sa meilleure solution.
C’est dommage que cet oubli ait non seulement été fait mais qu’il induit en erreur celui qui veut se lancer. Le portage salarial n’est valable qu’en période de transition : celle du salarié pur à l’indépendant pur.
Et puis, il faut dénoncer l’erreur souvent commune de croire qu’il faut monter une boite pour être indépendant. C’est tout simplement faux. Il y a amalgame entre monter une affaire et monter une boite.
Les gens qui veulent une indépendance monte une affaire qui ensuite une fois prouvée et validée financièrement pourra toujours se transformer en société avec toutes les contraintes associées.
Le statut ne fais pas le salaire en fin de mois. C’est le montant d’argent dégagé qui entrainera le statut à choisir afin de ne pas trop se faire “pomper”. Un entrepreneur est celui qui est capable de monter une affaire, c’est-à-dire un chiffre d’affaire, et puis qu’ensuite il verra ce qu’il fera avec.
Malheureusement, les débutants commencent toujours à l’envers. Ils ont une idée puis monte une boite en espérant gagner des sous. La réalité financière et surtout trésoristique leur rappellera que cela ne se passe pas vraiment comme cela.
Alors si vous désirez vous lancer, passez par une boite de portage en ne claquant pas trop fort la porte de votre ex-employeur et puis si tout fonctionne bien vous pourrez ensuite choisir ensuite votre statut.
Et si tout va mal (ou pas aussi bien que prévu), vous pourrez toujours bénéficier de quelques textes de loi qui vous protégeront de la faillite personnelle puisque vous bénéficierez encore de la protection des salariés !
Laurent le 20 novembre 2007 à 15:21 (#1)
Oui, c’est juste Laurent. Il faut attendre le dernier moment pour monter une structure juridique (par exemple dès que l’on doit facturer). Par contre, vis-à-vis du statut de profession libérale, il me semble qu’il s’agit quand même d’un cas à part (il ne concerne que les professions réglementées). Sinon, est-ce que quelqu’un connaît un tableau comparatif identique ? Je me demande si il est vraiment possible de mettre au point un tel comparatif étant donné le nombre de critères différents à prendre en compte (et propres à chaque situation)…
Stéphane le 21 novembre 2007 à 09:25 (#2)
Etre en Profession Libérale ne veut absolument pas dire être dans une profession réglementée. Je suis consultant depuis 8 ans et je n’ai besoin d’aucun diplôme que ce soit pour l’être. Un webmaster peut s’y mettre sans aucun problème. N’importe qui touchant à l’informatique n’a pas besoin d’être diplômé en informatique pour se mettre à son compte.
Certaines professions sont “réglementées”, tel les Avocats, Notaires, Juristes, Plombiers ou toute autre profession médicales, etc… En résumé toutes les vieilles professions établies depuis quelques siècles…. et où il existe des organisations ou fédérations inamovibles.
Alors tout ce qui touche le conseil aux entreprises, l’informatique ainsi que nombre de nouveaux métiers (coaching, artistes en tous genres, etc…) est ouvert à la profession libérale.
Ce statut dit tout simplement que tu es responsable à vie de toutes les dettes que tu contractes quel que soit l’état de tes finances. Aucun capital de départ n’est demandé et tu ne peux pas avoir une caisse “négative”.
La comptabilité est celle du débit/crédit au lieu de celui de la créance/dette. En clair cela veut dire que tu ne peux dépenser que ce que tu as sur ton compte et il ne sera pris dans ta comptabilité que ce que tu as effectivement dépensé. Ta comptabilité doit être le reflet exact de ton relevé de compte bancaire. En fait ta compta est la copie conforme de ton relevé bancaire. Plus simple tu meurs !
Alors exit le recours à des experts comptables car une simple feuille Excel suffit à la tâche. Au début, on tâtonne pour la ventilation des lignes dans les bonnes colonnes et puis après c’est de la rigolade.
Pour une sécurité maximale, il faut passer par un comptable qui avalise ta compta et qui se débrouillera de ventiler ta compta à tous les organismes fiscaux nécessaires ainsi qu’à l’Association Agréée recommandée par le fisc. Globalement cela 2 bonnes heures de compta par mois quand tu reçois tes relevés bancaires. Pas de quoi se prendre la tête avec des logiciels spécialisés qui te compliquent toujours la vie.
Enfin, il est largement possible de faire un tableau récapitulatif des différents statuts car les situations ne sont pas si différentes que cela. Il faut seulement éviter de vouloir pinailler.
J’ai fait tous les statuts indiqués sauf la micro-entreprise trop limitée par un CA trop faible. Le statut en PL est de loin celui qui est le plus performant mais sa contrepartie est que tu dois assûmer tous les frais engagés même si tu n’es plus à ton compte.
Le salariat où la sarl ne fait que mettre une limite qui ne fait que traduire que ton engagement n’est pas aussi total que cela. Devant cette inégalité, des lois récentes ont permis à l’entrepreneur libéral de sauver ses meubles quoi qu’il arrive.
Enfin certaines cotisations ne sont pas obligatoires et carrément pas prévue. Donc exit l’assurance chômage, retraite complémentaire, complémentaire santé car un véritable entrepreneur mesure tous les risques et gère sa santé au plus prêt tout en sachant que le filet de sécurité que sont les assedics est absent.
Il est toujours possible de les prendre mais on le fait une fois l’affaire bien lancée et que l’on veut diminuer ses bénéfices directs…
Laurent le 21 novembre 2007 à 21:39 (#3)
Merci pour toutes ces précisions Laurent. Le site de l’APCE donne également beaucoup d’information à propos des professions libérales. Mais un point m’interpelle :
Finalement, un travailleur indépendant qui exerce une profession libérale a un statut juridique d’entreprise individuelle, non ? Désolé, je crois que j’ai du mal à faire la distinction entre les régimes juridiques (EI, EURL, SARL, SA, …) et les réglementations spécifiques à une activité…
Stéphane le 23 novembre 2007 à 08:09 (#4)
Un travailleur indépendant a le même statut que celui de profession libérale. Si par exemple vous êtes gérant majoritaire de votre sarl, vous êtes de ce fait un “travailleur” indépendant.
Le simple fait de ne pas être salarié fait de vous un indépendant ! Ensuite pour des raisons fiscales, vous ne serez pas soumis à l’IS (Impôts sur les sociétés) et puis si vous avez des activités “immatérielles, vous serez alors dans le cas des BNC (bénéfices non commerciaux) car votre CA n’est pas dû à l’achat et à la vente de biens stockables.
Donc sans changer votre régime de travailleur indépendant, vous pouvez faire passer votre business sous le satut EURL, SARL voire SA. Le satut du business est choisi en fonction des avantages fiscaux qui sont aussi en rapport avec le CA. Il y a des limites imposées pour éviter que le business d’un indépendant ne soit trop gros par rapport aux exigences de contrôle du fisc.
Globalement, le statut d’indépendant donne un revenu avant impôt d’environ 40% à 60% du CA facturé. Cela comprends toutes les charges et les frais de fonctionnement de l’activité. En tant que consultant, je suis quasiment à 50%.
Ceux qui font dans les 40% de bénéfices sont les bureaux d’études (petit CA et frais de fonctionnement importants alors que les notaires et juristes caracolent à 60% car gros CA pour frais quasi constant.
En gros vous comptez 30% de prélèvement sociaux et 20% de frais de fonctionnement (loyer, téléphone, matériel informatique,…). Ceci est valable quand vous êtes en régime de croisière car au début le calcul des charges sociales sont forfaitaires (d’où un semblant de marges confortables) mais après 2 ans le rappel de la différence des cotisations payées et dûes font très mal sauf si l’on s’est préparé à cela !.
Laurent le 23 novembre 2007 à 21:34 (#5)
J’arrive un peu tard dans la discussion, mais au cas où…
Laurent, tu écris que ton revenu avant impôt (en net j’imagine) est de l’ordre de 50% du CA. Il me semble qu’on atteint ce taux en portage salarial, donc je ne vois pas l’intérêt de se mettre en EI aux BNC pour atteindre un revenu identique avec certaines corvées en plus.
Peux-tu m’éclairer sur ce point ?
Merci
Matthieu le 29 juin 2008 à 12:17 (#6)
Bonjour Matthieu,
Tu compares un revenu net avant impôt avec un CA net.
Globalement une société de portage touche un CA brut (ex 10.000 €) duquel elle va déduire d’abord sa marge (10% = 1.000 €) puis ensuite tes frais (liés au CA - ex : 1.500€) et sur ce qui reste (soit 7.500€) les charges sociales d’environ 50% (soit 3.750€). Au final il te sera reversé 3.750€.
Si tu es en profession libérale (ou assimilé) tu aurais 50% de ton CA soit 5.000€. Cela te donne quand même un petit plus de 1.250€ sur ta déclaration d’impôt.
Au final si tu es un bon libéral et que ton CA est 10 fois l’exemple pris, cela veut dire que 12.500€ seront partis ailleurs que dans tes caisses.
C’est un calcul rapide et il y a d’autres avantages. Le portage salarial est OK quand on se lance et que l’on ne veut pas perdre ses assedic dans le cas on on était un salarié avant. D’ailleurs il me semble que la loi interdit d’être “porté” pendant plus de 3 ans.
Le portage est donc une excellente solution au départ mais au bout d’un certains CA les avantages s’inversent. Il n’y a donc pas à affronter les deux statuts mais seulement à comprendre que l’un précède l’autre !
J’ai moi-même commencé comme cela et comme de milliers d’autres entrepreneurs. Le nouveau statut qui sera voté en juillet modifiera probablement un peu le paysage pour les gens qui débutent où qu’ils veulent faire du petit business comme sur internet par exemple.
J’aborderai la question sur mon blog dès que les textes rentreront en application parce qu’avant cela reste toujours sujet à modification et sachant que les fonctionnaires sont toujours mis au courant après tout le monde, la précipitation n’est pas la meilleure méthode pour éviter les ennuis administratifs et fiscaux !
Laurent le 29 juin 2008 à 13:30 (#7)
En gros la différence, c’est la marge de la société de portage que tu n’as pas en profession libérale Laurent (au fait, merci pour toutes ces explications) ?
Stéphane le 29 juin 2008 à 20:14 (#8)
Merci pour ta réponse, Laurent.
Matthieu
Matthieu le 29 juin 2008 à 23:31 (#9)
Bonjour Stéphane,
Il y a la marge de la société de portage mais aussi les 20% de prélèvement de plus sur le CA net quand tu es salarié.
En gros, sur un CA net de 100 € tu auras 50€ net en tant que salarié mais 70€ en tant que libéral.
Alors pour faire global en incluant tous tes frais (absolument tout), le libéral touche 50€ net alors que par le portage tu touchera entre 30 et 35€ pour 100€ de CA brut !
Laurent le 30 juin 2008 à 21:58 (#10)
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