Derrière ce titre ce cache une étude réalisée par Ernst & Young pour le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en collaboration avec France Angels (association française pour la promotion de l’investissement par les Business Angels) et qui présente un panorama des apports et des difficultés rencontrées par ces investisseurs providentiels dans la chaîne de financement des jeunes entreprises technologiques.

Les résultats présentés sont issus d’une enquête réalisée auprès de 103 sociétés qui ont levé des fonds et plus de 100 Business Angels :

Etude Ernst & Young

Comme cela est rappelé en introduction, le besoin est bien réel et doit être adressé si l’on veut favoriser la création d’entreprises technologiques :

Une des difficultés majeures du développement des entreprises technologiques en Europe de manière générale et plus précisément en France, comparativement aux Etats-Unis d’Amérique, à l’Angleterre ou à la Suède, concerne l’obtention des premiers financements indispensables pour permettre à ces entreprises de réaliser leurs premiers développements et notamment la preuve de concept technologique et les premières approches marketing.

Cette étude très complète (57 pages) est riche d’enseignements. Par exemple, on peut y apprendre qu’il existe 3 profils d’investisseur :

  1. chevronnés : peu nombreux en France, ils agissent en professionnels de l’investissement financier et partagent les mêmes objectifs de sorties et de rentabilités que les sociétés de Capital Risque.
  2. avertis : très actifs dans le processus de sélection des dossiers et leur implication, ils se regroupent à plusieurs pour financer des investissements de l’ordre de 100 à 250 K€.
  3. occasionnels : ils investissent souvent sur des coups de coeur, mais réservent leurs fonds de préférence à des sociétés de services plutôt que des entreprises innovantes.

L’apport des Business Angels est bien évidemment financier, mais prend aussi la forme de conseils prodigués aux chefs d’entreprises (conseils stratégique, mise en relation via leurs réseaux, partage d’expérience, …). Ceci étant dit, ce rapport confirme malgré tout mon sentiment que les montants financiers apportés sont encore trop limités par rapport aux besoins d’une entreprise (en moyenne 50 K€ par investisseur, ce qui suffit à peine à couvrir une année de salaire pour un ingénieur débutant).

Je vous recommande vraiment de consulter cette étude pour mieux comprendre à quel moment et comment interviennent les Business Angels et pour en savoir plus à propos des actions qui peuvent être envisagées pour renforcer leur présence en France.

Ernst & Young propose d’ailleurs d’autres études sur le Capital Risque. Un peu à la manière de l’indicateur Chausson Finance, ce cabinet d’audit publie par exemple chaque année un baromètre des investissements en Europe. Comme vous pourrez le constater, les montants investis en early stage sont en train de repartir à la hausse. Alors pourquoi ne pas réduire l’equity gap (l’écart entre les premiers investissements accessibles et le seuil en dessous duquel les capital-risqueurs n’investissent plus) en faisant une place plus grande aux Business Angels ?

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Je m’appelle Stéphane Thomas et je suis Ingénieur Senior expert dans le développement d'applications web complexes. Etant également un peu Entrepreneur, j'ai tenté l'aventure de la création d'un nouveau service Internet appelé Loomiz. Je suis maintenant le cofondateur d'Hitomi Studio, un studio de développement spécialisé dans la réalisation de sites ecommerce haut de gamme pour de jolies marques.

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