Création d’entreprise : les clés de la réussite
Publié le 05 mar 08 à 16:26 | Catégorie : Création D’Entreprise | 11 commentaires
Sous ce titre se cache un nouveau livre qui va bientôt paraître (dans toutes les librairies à partir du 18 mars). Il est écrit par Jean-François Prat, un entrepreneur aujourd’hui reconverti en Business Angel qui après une carrière internationale en Australie et aux États-Unis tente la création d’une entreprise industrielle mais échoue faute de financement. C’est ainsi qu’il a l’idée de rapprocher entrepreneurs et financeurs en devenant pionnier du phénomène Business Angels.
Disponible aux Editions Alban à 19,90 euros, ce livre de 200 pages se lit facilement. J’ai beaucoup aimé la première partie du livre, le reste étant plus convenu. Voici d’ailleurs quelques passages qui ont retenu mon attention :
L’entrepreneur technicien confond souvent caractéristique technique et avantage pour le client. Si j’achète une voiture de 140 chevaux (caractéristique), c’est pour pouvoir doubler rapidement même en côte (avantage).
J’entends déjà certains objecter : Mais si je vends par Internet, je vends bien au monde entier. Eh bien non ! Si vous vendez par Internet, vous vendez dans le monde entier, certes, mais pas au monde entier.
En effet, prendre un associé est un acte aussi important que se marier (et l’on passe parfois plus de temps avec ses associés qu’avec son conjoint). En particulier, on évitera le candidat dont la mentalité est plus celle d’un salarié que celle d’un entrepreneur.
Dans un certain nombre de cas, l’entreprise, bien que saine et adulte, n’a pas tenu toutes ses promesses. Elle ne présente pas suffisamment d’attraction pour que ses actions trouvent acheteur. Le fonds de capital-risque n’a alors d’autre choix que de rester actionnaire. Dans le jargon de la profession, il est scotché.
Etre scotché est la hantise du fond de capital-risque. C’est pourquoi, dès son entrée au capital d’une société, il va s’efforcer de mettre en place un dispositif juridique lui permettant de sortir dans de bonnes conditions quoi qu’il arrive.
Je profite de cette occasion pour rectifier un mythe : l’entrepreneur ne va pas toucher le pactole lorsqu’il lève des fonds. Par exemple Mark Zuckerberg, le président de Facebook, n’est pas devenu millionnaire lorsqu’il a fait rentrer Microsoft dans le capital de sa société pour 240 millions de dollars.
Il doit certainement jouir maintenant d’un salaire confortable. Mais tout comme un Business Angel, il va falloir qu’il attende une condition de sortie (comme par exemple la vente de son entreprise) pour véritablement pouvoir prendre sa retraite. En d’autres termes, il faut qu’il puisse vendre les parts de sa société (il lui en reste encore 20%).
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11 commentaires à propos de “Création d’entreprise : les clés de la réussite” :
Un bouquin de plus sur ma liste “a lire”!
Cedric Annicette le 5 mars 2008 à 17:57 (#1)
Si tu veux, j’en ai plein d’autres Cedric ;).
Stéphane le 5 mars 2008 à 18:14 (#2)
Livre intéressant, je vais l’acheter.
eMeRiKa le 5 mars 2008 à 18:27 (#3)
Oua, tu crois qu’on peut le trouver en suisse aussi ?
Et en fait, j’ai une question Stéph: Est-il utilisable dans mon pays (Suisse) ? J’entends par là, les conseilles sont ils destinés aux entrenautes mondiaux ou particulièrement destiné à un pays USA, France, etc. ?
Merci de l’info. C’est vraiment très cool.
Sinon, concernant Mark Zuckerberg, il est en effet très riche, mais en action seulement. La valeur de ça société est estimée à plus de 150 milliards de dollar (enfin quoi que maintenant ce n’est pas très bon avec le court de change ;)) mais il, suffis qu’il face entrer Facebook en bourse, pour que la valeur de ça société double en un rien de temps. Et ce sera à ce moment la, “si je ne me trompe pas”, que sera le meilleur moment pour revendre ces parts, pour une sommes exorbitante !
En sachant que 1.5% du capital action de la société vaut 240 millions, alors en voyant Facebook entrer en bourse, les 20% de Mark, vaudraient facilement plusieurs billions de dollars !
N’hésite pas à me dire, si je fais fausse route Stéph. La je spécule juste, et a vrai dire, je ne suis pas du tout un spécialiste comme tu le sais.
Badoux C le 5 mars 2008 à 19:24 (#4)
Cela a l’air très intéressant.
Si seulement j’avais le temps de lire …
Julien le 5 mars 2008 à 19:55 (#5)
Tiens, marrant ça…
Je travaille avec JF Pratt à la CCI de l’Essonne en ce moment, il nous aide dans notre business plan.
Faudrait que je le lise quand même..
Vincent le 5 mars 2008 à 20:09 (#6)
Ben en faite, je ne suis pas loin du compte, avec mon analyse (ci-dessus)
http://www.neteco.com/128438-b.....monde.html
Dans cette article, il est noté que FORBES (grand magasin américain) a estimé “Mark Zuckerberg” comme l’un des milliardaires des USA !
Alors, OUI Stéph, en effet, Mark à bien un salaire confortable ! =D
Badoux C le 6 mars 2008 à 11:32 (#7)
Mark Zuckerberg n’est pas millionnaire.. il est milliardaire!
http://www.forbes.com/lists/20....._I9UB.html
David le 6 mars 2008 à 12:41 (#8)
Oui Badoux C, je pense que ce livre sera utile même aux entrepreneurs suisses. Et sinon ton raisonnement est tout à fait correct. Mais encore une fois, il ne sera milliardaire que lorsqu’il pourra vendre les parts de sa société (entrée en bourse, revente, …). Donc, non Mark Zuckerberg n’a pas encore touché le jackpot, mais il est sur la bonne voie ;).
Stéphane le 7 mars 2008 à 07:32 (#9)
Un livre que je prendrai à coup sûr !
“L’entrepreneur technicien confond souvent caractéristique technique et avantage pour le client.” C’est tellement vrai (malheureusement) !!
dclink le 8 mars 2008 à 00:19 (#10)
@Dclink, oui c’est tellement vrai.
Mais cela dit parler en terme d’avantage me parait un peu déplacé. Dans la réalisation d’un projet (cahier des charges oblige), la découverte du besoin n’est pas là pour proposer des avantages, mais simplement pour spécifier les fonctionnalités répondant à l’énoncé fonctionnel du besoin. En découlent (souvent évidentes) les caractéristiques techniques.
Guillaume ROUKHOMOVSKY le 30 mars 2008 à 10:18 (#11)
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