Et vous, vous y croyez au web 2.0 ?

Publié le 17 sept 08 à 07:54 | Catégorie : Web 2.0 | 20 commentaires

Cet article a été écrit par Jean-Philippe Martinez auteur du blog Capital Social dans lequel il aborde la problématique de la création et du financement de sociétés innovantes. Jean-Philippe est également Consultant Senior en charge du Département Entreprises au sein du cabinet Interfaces, Directeur de la Pépinière d'Entreprises EOLE de Narbonne.

Connaissez-vous Bernard Liautaud ? Ce dernier, après avoir été le co-fondateur de Business Objects, vient d’intégrer la société de Capital Risque Balderton Capital. Son objectif : favoriser le développement de sociétés de taille mondiale dans le secteur du logiciel.

Au-delà de cette information - ce qui m’interpelle - c’est sa vision du web 2.0 : il considère que cette filière est plutôt à éviter, car avoir comme seul objectif de capter des visiteurs est assez mince lorsque l’on n’est pas en mesure de traduire ce volume en chiffre d’affaires. A ce jour - toujours selon lui - très peu de sociétés de type web 2.0 ont réussi l’exploit de transformer de l’audience en or.

Pourtant, il y a encore peu, les médias mais aussi de nombreux observateurs considéraient l’éclosion de ces nombreuses startups comme un évènement forcément heureux. Comme si dans l’univers du web 2.0, la création d’entreprise devenait plus simple, voire exclusivement ludique.

Or à un moment ou un autre, l’espérance et la poésie laissent la place à la réalité des comptes de résultats. Je serais curieux de connaître combien de sociétés souvent financées par des Capitaux Risqueurs ou des Business Angels ont réussi à générer du chiffre d’affaires. Il semble que beaucoup d’entre elles sont encore à la recherche d’un business model efficace.

De plus combien de ces entreprises sont sous la coupe de Google pour toucher quelques maigres revenus ?

Si à cela on rajoute les problèmes actuels de monétisation via la publicité : certains nous promettent à long terme un transfert massif de la publicité des annonceurs vers le web, alors que parallèlement certains prévoient sur les prochains mois une diminution de la publicité sur le support Internet en réponse à la récession économique…

Face à cela, les Capitaux Risqueurs passent à l’action sous différentes formes :

  • ils réalisent un second tour de table pour relancer l’activité avec à la clé une forte dilution des fondateurs initiaux
  • ils restructurent l’entreprise en changeant les fondateurs où l’équipe de direction

Vis-à-vis de ce dernier point, comment ne peut-on pas penser à cela lorsque l’on apprend les départs :

  • du fondateur de Netvibes, Tariq Krim, qui malgré un outil Internet très performant n’a pas réussi à monétiser le nombre considérable d’utilisateurs de cette plateforme de veille
  • du fondateur de Dailymotion, numéro 2 mondial dans le partage en ligne de vidéos avec plus de 7 millions de visites par mois en France, récemment remplacé par Marc Zaleski.

Ces deux entreprises ont la même relation inversement proportionnelle entre le niveau de leur audience considérable et leur déficit également conséquent.

Netvibes jusqu’à présent ne souhaite pas faire apparaître de la publicité ou du partenariat privé sur ses pages de veille, préférant vendre leur solution en marque blanche. Visiblement cela n’a pas été suffisant.

Du côté de Genève les Capitaux Risqueurs s’énervent : la société Ads-Click a réalisé une deuxième levée de fonds de 3 millions d’euros (auprès d’un groupe d’investisseurs et le fonds de Capital Risque Baytech Venture) qui s’est traduite par l’éviction du fondateur Pascal Rossini.

Certains observateurs du web 2.O prédisent que 80% des startups dans les 2 prochaines années mettront la clé sous la porte…

Alors le web 2.0, vous y croyez toujours chers lecteurs ?

Certains vont me répondre par l’affirmative, indiquant que le développement de projets web 2.0 présente l’intérêt de développer des projets technologiques assez rapidement même si la démarche commerciale reste plus longue que prévue.

En conséquence, le départ des fondateurs relève plus d’une question de compétence. En effet, trouver une idée, identifier une attente du marché non satisfaite, concevoir la solution, la développer et constituer l’équipe nécessitent un mental particulier en étant quelque part un aventurier de la création et de l’innovation.

Une fois le bateau conçu, c’est un autre métier de le faire naviguer. Et puis au départ, il s’agissait d’un petit voilier, puis d’un hors-bord. Maintenant, vous êtes à la tête d’un paquebot qui se manie avec délicatesse et qui dispose désormais de sa propre inertie, ce qui n’était pas le cas lorsque vous étiez 4 dans un même bureau.

Alors oui, être créatif ce n’est pas forcément être gestionnaire, être créateur ce n’est pas forcément être développeur.

Alors chers lecteurs entrepreneurs, vous avez prévu de passer la main ?

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19 commentaires à propos de “Et vous, vous y croyez au web 2.0 ?” :

  1. Qui a dis que “avoir comme seul objectif de capter des visiteurs ” etait la définition d’une société “Web2.0″? Ce n’est à mon avis aucunnnement la definition d’une société Web2.0, mais plutot celle d’une boite basée sur l’audience. Le Web2.0 definit plutot l’utilisation du Web comme vecteur de creations collaboratives, avec une part importante sur le contenu crée par l’utilisateur….

  2. Cet article est vraiment intéressant. Une bonne synthèse des dernières craintes quant à la monétisation des services dits “2.0″. Après, le problème se pose aussi pour tout site web, qu’il soit “2.0″ (ça veut encore dire quelque chose ?) ou pas : on fait du service, on fait du contenu, et on verra vraiment après comment on peut faire de l’argent pour payer tout ça.
    La réflexion sur les moyens de rentabilité future d’un projet web doit théoriquement se faire en amont. Sauf que, lorsqu’elle se fait effectivement en amont, il y a souvent les facteurs d’usage et d’attitude des utilisateurs qui font que “non, décidément ça ne marche pas”.
    Et finalement ce sont les quelques entrepreneurs de génie et visionnaires qui trouvent le bon modèle dès le début et le rentabilisent par la suite :)

  3. D’accord avec tomsoft ce messieurs confond les concepts de base du web2.0 et la stratégie de (beaucoup certes de) créateurs de start up un peu copycat sur les bords…

  4. Ce qui m’importe ce n’est pas de savoir si un projet est web 2.0 au niveau technologique, ce qui importe c’est ce que l’on en fait en terme de business…effectivement tous les projets ne sont pas basés sur le critère d’audience, néanmoins force est de constater au sein de nos incubateurs et pépinières mais aussi en lisant différents médias (dont techcrunch…) que cela semble la majorité des cas…..

  5. en fait un post clairvoyant. J’ai monté 4 ou 5 boîtes, la dernière complètement web… la première qui dégage enfin des salaires…

    Je me marre en lisant et en entendant un tas de bêtises invraisemblables tous les jours…

    J’appelle ce post, remettre l’église au milieu du village.

    Sûr que le web 2.0 est intéressant, mais le paysan, plante avant de semer, et pas le contraire.

    J’ai eu l’occasion de manger avec Pierre Chappaz il y a 2 ans, qui me parlait de son projet Wikio… j’avais des doutes… malgré le CV du bonhomme… et… et quoi? vous utilisez Wikio?

    pareil pour Netvibes…. sympa… mais… et…. le pognon, il est ou???

    pareil pour youtube…. pourquoi Google recherche il encore un modèle… simplement parceque, oui, c’est super sympa la vidéo….mais ça consomme un max de ressources en terme serveurs et bande passante… donc une pompe à charges, pas une pompe à fric…

    mais peut être que certains afficionados du web imagine que le 2.0 est l’eldorado… et que je suis trop idiot pour comprendre le futur…. oui, ok, en attendant, moi je paie des salaires, pas toujours le mien, car il n’y a pas toujours ce qu’il faut à la fin du mois, mais moi, je dois rien à personne, et surtout pas à des banques ou d’autres personnes…

    On utilise des concepts du 2.0, mais ce n’est en tout les cas pas la colonne vertebrale…

    Mon seul conseil pour terminer: commence par gagner 1 euro, ensuite passe à l’étape suivante, mais sans ce premier euro, c’est que ton concept n’est pas encore bon…

    A+ Roman

  6. De beaucoup ont cru qu’une idée les rendrait riche… Perdu.

    @Romain: “sans ce premier euro, c’est que ton concept n’est pas encore bon”
    Faux, c’est que ton business model n’est pas bon, pas l’idée.
    Et puis, dans ce méli-mélo de “services 2.0″, il faut arriver à créer le buzz et se faire voir. C’est aussi indépendamment du modèle économique une barrière de poids.

  7. Ca semble evident, non ?

    une societe qui tourne, c’est une societe qui a un produit suffisament bon pour qu’on le paye.

    Le Web 2.0 a vu apparaitre plein de societes partie d’une bonne idee, mais qui n’ont rien a vendre… Alors elles appellent des investisseurs pour avoir de l’argent…

    je rejoins roman ; sans le premier euro, le concept n’est pas encore bon. Le fameux Businnes Model ne fait qu’un avec le concept. L’idee, aussi geniale soit-elle, est incomplete, pas encore assez bonne, sans ce petit quelquechose qui lui permet de rapporter des €$.

  8. @LapinLove
    encore un, qui remets l’église au milieu du village, merci à toi.

    Business Plan, business model, business si, business cela, et blablablablabla….
    Concept, projet, idée, plan, projection, prévisions, blablabla….

    Priviliéger l’action, l’expérience, au discours financier à 2 balles, on voit bien ce qui se passe, en ce moment avec la bourse…

    celà ne change rien, si il y à personne au bout pour acheter, tu vis pas, ou sur des illusions…

    aller, je retourne bosser, avoir une boîte c’est pas tout, mais faut bosser…. A+

  9. Tout a fait Roman ce post n’était pas destiné à faire de la sémantique mais a insuffler un peu de pragmatisme….en mettant au coeur de nos préoccupations une question assez simple: mais qui est le client….

    Je remarque aucune réaction concernant la seconde partie du post…visiblement vous êtes tous d’accord pour passer la main, pour “refiler” votre bébé à un tiers ou alors il s’agit d’un oublie qu’un psy définirait comme un ” acte manqué”… Bon Roman a une excuse il a des salariés à payer…..

  10. Mouep!

    Concernant la deuxième partie: c’est effectivement un acte manqué mais motivé par la crainte. La crainte de laisser SON BEBE à un autre qui mettrait les pieds dans les pantoufles alors qu’on a sué corps et âme…

    Non , jamais! Et d’ailleurs ce n’est même pas une question à poser…

  11. @Jean-Philippe

    …la deuxième partie me fait penser, que le fait de “grossir” n’est pas obligatoire.
    Certes, dans la tête d’un pure spéculateur, il serait incensé, voir indécent de ne pas imaginer “grossir”, au point de se faire un paquet de fric, et de s’acheter tout ce que l’on peut, pour assouvir son besoin de consommation…

    Je pense à 37signals à Seattle, qui ont reçu plusieurs propositions, de droite et de gauche, et qui ont systématiquement refusé, pour “grandir, tranquillement, à leurs rythme, et de ne pas perdre de vue, la raison pour laquelle ils ont créés 37signals.

    D’autres exemples existe, et le fait de dépendre de personne, est non seulement sain, mais permet le luxe d’organiser sa vie pro et autres comme on l’entends, et pas comme d’autres le souhaiterai…

    Mais Netvibes et Dailymotion, pour moi sont 2 projets intéressants, mais loin d’être aboutit, et jusque preuve du contraire, aucun des deux n’à atteint l’équilibre financier, alors, c’est clair, que abandonner et se faire mettre dehors en cours de route, n’est pas une option, à part lorsque l’on à affaire à des pure spéculateurs.

    Je participe très peu aux discussions et autres forums, mais lorsque je lis le post ci-dessus, j’en re-demande…

    A+ Roman

  12. Merci Roman pour ton appréciation,

    Ta réflexion en entraîne une autre: peut on maîtriser son développement? est ce qu’il est possible de rester à une taille constante?

    En effet compte tenu de la concurrence, de l’évolution rapide des attentes des consommateurs une entreprise perd des clients, pour compenser il faut donc en permanence développer des actions commerciales de prospection, lancer de nouveaux produits et donc croître et donc jusqu’où peut on maîtriser ?. .

    C’est une question qui de mon point de vue est compliquée, d’ailleurs elle pourrait faire l’objet sinon d’une thèse mais d’une étude poussée sur des échantillons d’entrepreneurs innovants…

    On ne maîtrise pas totalement sa vie personnelle comment pourrions nous maîtriser la vie d’une entreprise elle -même constituée d’être humain qui ne maîtrise pas leur vie (oui je sais je joue au philosophe du dimanche…comme tout le monde…)

  13. Le web 2.0 grand public est risqué mais un projet web avec une ETUDE DE MARCHE et de bonne relations avec le client peut amener à un produit grand public et pro avec des revenus rapide (j’espere) ! Une fois la masse critique d’utilisateurs atteinte (1 an ?), on lève des fonds mais le problème est toujours le même , auprès de qui ? il faut surement mieux approcher des business angels si l’équipe n’est pas constitué de personnes pros avec 10 années d’expériences sinon on risque vite d’etre remplacé c’est certain …

    A mon avis, il ne faut pas aller trop vite, sauf si on est un serial entrepreneur … mais bon il y en a peu.

  14. @Arnaud
    ” ETUDE DE MARCHE ”

    Je suis Suisse, L’UBS (Union de Banque Suisse) ont perdu environ 45 milliards de dollars dans les subprimes…

    Eux, aussi, ont fait une Etude de marché, en bonne et due forme, avec des personnes titulaires de prestigieux MBA, et… ?

    et…..

    et….

    …je préfère une bonne plantée qui est une bonne expérience qu’une bonne étude de marché…

    n’aller pas croire que je dénigre tout plan, étude ou autres, mais il y a tellement de bêtises là autour, qu’un bon parleur, avec un bon buzz, soulève un bon paquet de million, pour dire à la fin , c’est la faute à pas de chance?

    Avant de lever des fonds, atteindre l’équilibre financier, me paraît plus indiqué que n’importe quel discours ou autres solutions.

    Roman (on va battre notre record de CA ce mois ci ;-) )

  15. Encore une fois, je rejoins Roman : Grandir et devoir revendre, c’est encore une vision un peu tronquée qui est (re)devenue a la mode… Avec un peu une bête attitude de certains acteurs d’acheter des machins qui ne generent pas encore de bénéfices…

    On retrouve l’équation des nains voleurs de slips :
    1 - Récolter et trier des slips (= l’idee)
    2- ???
    3- Profit (= oui le profit)

    Certains remplacent les ???? par revendre… tant mieux pour eux, mais a ce jeu la, il y aura toujours plus d’appelés que d’élus..

    Moi aussi j’aime bien les gars de 37signals : ils remplacent les ???? par le prix qu’ils demandent et ils gardent leur croissance sous contrôle pour garder la societe comme ils l’aiment.

    Mais ca, ils peuvent le faire parce… ils gagnent des $€ depuis le début, ou presque. Pas d’investisseur avide de croissance a deux chiffres ni de board pour réclamer des dividendes, juste une équipe qui sait ce qu’elles veut et un produit qui peut se vendre…

    Pour moi, la seconde partie de l’article rejoint donc la première… Et je me demande dans quelle mesure certain capitaine ne doivent pas quitter le navire a force d’obstinement naviguer dans la mauvaise direction…

  16. @ronan : pour les subprimes, c’est un système très risqué et spéculatif, et une étude de marché ne peut etre correct sur une spéculation !
    Ce que je voulais faire ressortir, c’est que beaucoup de gens partent sur leur idées sans avoir une vue globale à savoir : qui sont leurs clients? sont-ils prêts à investir x par mois etc.. A la base une étude de marché permet quand meme de définir son offre et de l’adapter au mieux à ses clients. Je pense qu’il ne faut pas dénigrer cela, lisez le llivre apce c’est interessant.

    Cependant aucune étude de marché ne peuvent prévoir les sites webs 2.0 innovant de demain. Car avec le web 2, on parle de nouveaux usages et donc de mini révolution !

  17. @Arnaud
    Merci Arnaud pour ta réponse, je ne peut pas m’empêcher de répondre à mon tour, tellement c’est flagrant:

    Arnaud:
    “pour les subprimes, c’est un système très risqué et spéculatif, et une étude de marché ne peut etre correct sur une spéculation !”

    moi:
    “créer une entreprise (un service), n’est pas du tout risqué et spéculatif (???), une étude de marché enlève tout côté spéculatif (???) ce qui autorise n’importe qui à demander des millions, sans produits finis, sans clients, sans expériences (???)

    La fin de votre réponse:
    “Cependant aucune étude de marché”
    est paradoxale avec votre contenu, “une étude de marché permet tout de même…”

    La logique de créer un nouveau service en utilisant beaucoup de bon sens et beaucoup de patience, et de voir si finalement, les clients soit d’accords de laisser quelques $, vaut mieux que n’importe quelle étude de marché, business plan…

    bref, je comprends, qu’ici, on se bat contre des centaines de milliers de “MBA”, qui ont besoin de valoriser leurs années d’études, et que lorsque l’on à pas un sou, les “Business Angels”, font rêver… à mon avis, c’est pas le bon chemin à emprunter…

    A+ Roman

  18. Article intéressant, mais j’y vois encore (pardon si j’interprète mal) le thème opposant l’utopiste génial inventeur qui fait des sites web qui marchent et génèrent de l’audience mais ne rapportent pas, au pragmatique financier qui brûle de coller une page de pub sur chaque page pour que cela rapporte.
    Je schématise un peu mais la phrase “Netvibes jusqu’à présent ne souhaite pas faire apparaître de la publicité” fait un peu penser à ça.
    Ok, netvibes a l’audience, ne fait pas de pub et n’est pas bénéficiaire visiblement.
    Ok, maintenant on met de la pub. Pourquoi pas, mais on remet alors tout en jeu, car si cela est mal fait, on risque de tout perdre y compris l’audience.
    @Roman:” a propos de Google recherche encore un modèle. ” J’ai pourtant l’impression que ce modèle est clair => Accès facile à tous leur services (via API, web, mobile etc) + pub.
    Mais par contre, et c’est là que je rejoins mon premier point, ils ont intégré la pub de façon très intelligente. A l’époque ou il n’y avait pas adSense encore et ou Google n’était qu’un logo + text box, pas mal de personnes leur disaient de coller un bon bandeau publicitaire sur leur page d’accueil. Mais la où certains cherchaient à appliquer une solution simpliste, ils avaient conscience que cela aurait eu pour effet de scier la branche sur laquelle ils étaient et qui faisait qu’ils étaient appréciés (chargement rapide de la page d’accueil + épure). D’où la venue d’adSense, “we sell ads not search results”, pub en rapport avec la recherche etc etc, mais la page d’accueil est reste intacte.
    Pareil pour l”intégration de la pub dans les maps. La ou les mappy & co rognaient sur la moitié de leur écran pour afficher un bandeau de pub monstrueux, sur Gmaps la map est plein écran et la pub est intégrée élégamment dans la carte.

    Tout ça pour dire que ok, l’idée géniale ne fait pas tout, mais attention aux fausses bonnes idées pour monétiser l’audience : on risque de tout perdre, y compris l’audience.

  19. lol

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Un rétrolien à propos de “Et vous, vous y croyez au web 2.0 ?” :

  1. La poule aux oeufs d’or… ou presque! | èhïa
    Le 17 septembre 2008 à 09:03

Par contre, il y a encore des trucs qui ne marchent pas. Par exemple il a compris 'DesignS' au lieu de 'Design'.

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A Propos

Je m’appelle Stéphane Thomas et je suis Ingénieur Senior expert dans le développement d'applications web complexes. Etant également un peu Entrepreneur, j'ai tenté l'aventure de la création d'un nouveau service Internet appelé Loomiz. Je suis maintenant le cofondateur d'Hitomi Studio, un studio de développement spécialisé dans la réalisation de sites ecommerce haut de gamme pour de jolies marques.

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