You can’t win if you’re not in the game
Publié le 13 Oct 09 à 07:46 | Catégorie : Création D’Entreprise | 10 commentaires
Comme j’ai fait plusieurs déplacements en train ces deux dernières semaines, j’ai eu un peu plus de temps que d’habitude pour lire. J’en ai donc profité pour me repencher sur la bible du bootstrapping de Seth Godin. Et parmi les nombreux conseils dont regorge ce livre, une citation m’a particulièrement marqué :
You can’t win if you’re not in the game
En fait, l’idée est simplement de dire que si un entrepreneur venait à manquer de ressources financières, il serait alors obligé de mettre un terme définitif à son aventure. Cela paraît logique, mais il s’agit vraiment de montrer ici que l’argent reste le nerf de la guerre et qu’il en faut simplement un minimum pour être capable de faire tourner la boutique (ce qui consiste la plupart du temps dans notre industrie à se payer un salaire à peu près décent tous les mois).
Cela rejoint tout à fait ce que prône Paul Graham lorsqu’il conseille aux créateurs de startups de ne pas abandonner. C’est toujours plus facile à dire qu’à faire, mais je pense que si l’on croit vraiment en son produit, il faut trouver des moyens de générer suffisamment d’argent pour ne pas mettre la clé sous la porte, quitte à se diversifier en proposant par exemple ses services en parallèle de son activité principale.
L’année dernière à LeWeb08, j’avais d’ailleurs croisé plusieurs entrepreneurs français qui me disaient déjà qu’ils allaient faire de la prestation en attendant que le service Internet sur lequel ils travaillaient atteigne le point de rentabilité. Et je parle ici de services avec déjà plusieurs milliers d’utilisateurs.
J’ai également rencontrés d’autres entrepreneurs - encore récemment - qui ont connu des difficultés avec leurs associés (divergence d’opinion, manque d’implication de la part d’un associé, …), mais qui n’ont pas abandonnés et se sont débrouillés pour garder leur entreprise à flot. Pourtant, ce genre d’expériences est souvent fatidique.
If you can just avoid dying, you get rich
L’équation est donc plutôt simple. Les meilleurs entrepreneurs sont ceux qui auront tenu bon jusqu’au bout (surtout dans le contexte économique difficile que nous connaissons actuellement aujourd’hui).
J’ai pris l’habitude (peut-être à tort) de dire que le temps joue pour nous, que chaque jour qui passe nous permet d’avancer, de construire, de raffiner, de promouvoir, … Parce que chaque journée supplémentaire s’additionne à celle d’avant et permettra d’atteindre ses objectifs à un moment ou un autre, même si cela peut prendre un certain temps. Bref, tant qu’on a pas été éjecté, on en toujours de la partie…
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10 commentaires à propos de “You can’t win if you’re not in the game” :
Le probleme avec le “consulting on the side” c’est d’arriver a maintenir la balance et surtout arriver a dire non a du travail bien paye pour pouvoir conserver du temps sur le “projet perso”.
IMO etre concentre sur son projet est tres important. Toutefois je concois bien qu’il faille pouvoir financer ce focused time. Une approche interessante pourrait etre 3 mois sur le projet / 3 mois a generer du cash en consulting…
WDYT?
Pardon pour le francais a la JCVD mais clavier qwerty + manque de pratique ne facilite pas les choses
Pierre le 13 October 2009 à 08:29 (#1)
Ca veux dire que Loomiz sortira un jour!!
youen le 13 October 2009 à 08:56 (#2)
Article très intéressant.
Par contre, ce que je regrette c’est de voir autant d’articles qui se contredisent. D’un côté, on nous dit “Ne lâchez rien” et de l’autre “Lorsque l’on voit qu’il n’y a plus rien a faire, sortez du jeu”. En fait, je pense qu’il n’y a pas de cas générique, tout est très particulier à chaque projet / entreprise.
Le but pour un entrepreneur, c’est justement de savoir quand il faut passer à autre chose ou justement insister avec toute l’équipe (ou seul) pour arriver au but du projet.
Je profite de cet article pour te souhaiter encore une fois bonne chance pour Loomiz, on attend tous un jour de voir la bête sortir de sa tanière.
Bien cordialement,
CR.
Cédric le 13 October 2009 à 10:11 (#3)
Je suis bien d’accord avec Cédric.
Les lapalissades commencent à être fatigantes.
Vous savez que tous les gagnants du loto ont joué ?
Idiot n’est-ce pas.
Effectivement, tous les entrepreneurs qui ont réussi n’ont pas abandonné.
Le sujet effleuré qui mériterait d’être développé c’est celui qui consiste à trouver les bonnes ressources ; le bon partenaire qui va s’investir autant que vous dans l’aventure….
Domi le 13 October 2009 à 16:45 (#4)
Je pense qu’il est important de bien choisir et se positionner au départ sur une idée qui a du potentiel. Par la suite faudra s’adapter en fonction de la situation mais l’idée de base ne doit pas changer pour autant si on y croit vraiment.
Passer d’un projet à un autre sans jamais rien terminer est le meilleur moyen de ne rien faire.
A titre d’exemple Evan Williams a continué à travailler tout seul sur Blogger pendant des mois, après que ses associés aient abandonné le projet. J’ose même pas imaginer ce que les ex associés ont ressentis lorsque Google a racheté Blogger.
J’ai traité du sujet sur mon blog si quelqu’un veut avoir plus de précisions sur le choix et l’évaluation d’une idée.
Mehdi le 13 October 2009 à 17:50 (#5)
Savoir quand tenir bon et quand abandonner un projet. C’est ça la vraie question. Je crois qu’on doit se donner des échéanciers pour avoir une évaluation objective d’un projet et de son eventuel succès.
alain le 13 October 2009 à 20:21 (#6)
Guy Kawasaki dans L’art de bootsrapper (La réalité de l’entrepreneuriat) :
“Comme aime le dire mon ami Craig Johnson, un grand avocat d’affaires
de la Silicon Valley : « La cause principale de la défaillance des start-up
est la mort, et la mort survient quand vous êtes à court d’argent. » Tant que
vous avez de l’argent, vous restez dans la course, et durer plus longtemps
que les concurrents est l’une des caractéristiques du bootstrapping.”
Guy donne aussi 10 conseils pratiques :
. Concentrez-vous sur la trésorerie, non la rentabilité.
. Construisez des prévisions ascendantes.
. Vendez, puis testez.
. Oubliez l’équipe “qui a fat ses preuves”.
. Commencez en vendant du service.
. Concentrez-vous sur la fonction, non la forme.
. Choisissez vos combats.
. Limitez le personnel.
. Vendez en direct.
. Positionnez-vous contre le leader.
Dominique GIbert le 13 October 2009 à 20:31 (#7)
En fait l’entreprenariat, c’est toujours une question d’équilibre. Combien de temps est-ce que je dois travailler sur mes propres projets plutôt que pour des clients ? Faut-il tenir encore quelques mois, même si le projet ne semble pas décoller ou abandonner tout de suite ? Est-il pertinent de changer de stratégie maintenant ou de persévérer avec le business model initial ? C’est incroyable le nombre de décisions que l’on doit réaliser chaque jour…
Stéphane le 14 October 2009 à 08:33 (#8)
très bon article, merci!
Je suis assez d’accord avec ce qu’a dit Domi: “Effectivement, tous les entrepreneurs qui ont réussi n’ont pas abandonné.”
Ce qu’on oublie souvent c’est que parmi ceux-là, ils y en a qui ont réussi très rapidement, d’autres qui ont mis un peu plus de temps, il y a aussi ceux qui ont voulu abandonner mais qui finalement ont eu de la chance et ceux qui ont travaillé dur et qui ont réussi.
Qu’est-ce que cela veut dire? Que je te rejoins sur le point où tu dois “être dans le jeu”, avoir un projet. Après, est-ce que chaque jour te rapproche du succès? Non, ceci n’est pas prouvé. Si tu suis la loi des probabilités, tu peux très bien passer 20 ans de ta vie sur une grande idée et ne jamais réussir. Voilà pourquoi quand on se lance, il faut vraiment aimer se que l’on fait. Ce n’est pas le but qui doit être important mais comme tu l’as si bien dit, “to be in the game”!
Jean-Philippe le 14 October 2009 à 16:06 (#9)
Post très intéressant,
Les dictons de gourous (qui d’ailleurs n’ont parfois jamais créé une boite)c’est un peu comme l’horoscope…
Pour ajouter mon commentaire d’entrepreneur je dirai
1- Le plus important c’est le CASH pour atteindre un objectif permettant d’être en vol stationnaire (rentabilité ou seconde levée de fonds “aisée” vu les premiers résultats)
2 - Ensuite c’est le produit / et la stratégie
3- Ensuite c’est la capacité à faire évoluer avec pragmatisme et grande réactivité le produit et la tactique
4- Ensuite c’est l’organisation et les bonhommes
Si on doit se lancer en paraallèle dans une activité de service pour “attendre” il faaut que ce soit avec le SEUL et UNIQUE but d’obtenir le CASH le 1-) Sinon on a un très très grand risque de se perdre …
robinhood le 17 October 2009 à 18:09 (#10)
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